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lundi 30 novembre 2009

Médicament générique et officine

Le sociologue Etienne Nouguez jette les bases d'une "sociologie du marché français du médicament générique" dans sa thèse de doctorat. Il y constate que, face à la réserve de nombreux généralistes, négligeant d'expliquer à leurs patients le bien fondé de la substitution des princeps par les génériques que prône l'assurance-maladie, les pharmaciens se sont retrouvés en première ligne face aux patients. Plus encore qu'un "fort intéressement financier", le droit de substitution a apporté à la profession la possibilité "de sortir de l'image d'épicier qui lui est généralement associée".

Le Moniteur des Pharmacies - 14/11/2009

dimanche 29 novembre 2009

Les dangers des cyberpharmacies

Dans un dossier intitulé "Les mirages de la santé en ligne", le magazine "60 Millions de consommateurs" met en garde les internautes contre les dangers des ventes sur la Toile de produits dits "de santé", et souligne le risque d'y acheter des médicaments contrefaits. L'Afssaps surveille de près ces cyberpharmacies, et y commande régulièrement des produits pour en contrôler la conformité. "Dans certains cas, nos analyses font froid dans le dos", indique Stéphane Lange, chef du département de la veille sanitaire de l'Afssaps. "60 Millions de consommateurs" rappelle que la réglementation française n'autorise pas la vente en ligne de médicaments. Sous la pression de Bruxelles, les parlementaires français planchent actuellement sur un projet de pharmacie en ligne, qui permettrait la vente par correspondance de médicaments sans ordonnance. Le projet prévoit la mise en place d'une plateforme Internet gérée par l'ordre des pharmaciens, qui orienterait les consommateurs vers des sites sérieux.

60 Millions de consommateurs - Novembre 2009

samedi 28 novembre 2009

6,5 millions d'adultes obèses en France

C'est le constat de l'enquête ObEpi 2009. En 12 ans, le nombre de personnes obèses a augmenté de 3 millions. En tout, ce sont plus de 20 millions de personnes qui sont en surpoids ou obèses dans notre pays, et la progression de ce phénomène est considérée comme inquiétante par certains spécialistes. La prévalence de l'obésité serait plus importante chez les femmes (15,1%) que chez les hommes (13,9%). D'après le Dr. Marie-Aline Charles épidémiologiste à l'Inserm et coordinatrice de l'étude, "la hausse continue sur le même rythme. Ce n'est guère une surprise dans la mesure où l'obésité chez l'enfant a augmenté de façon régulière de 1960 aux années 2000. Ces premières générations d'obèses ont aujourd'hui 50 ans".

vendredi 27 novembre 2009

Assurance maladie et le budget des français

7,43% du budget des familles disposant d'une couverture individuelle est consacré à la santé en 2009 en France, contre 3,8% pour une couverture collective. Ce taux grimpe à 11% pour les couples de seniors. Ces coûts sont beaucoup plus élevés qu'il y a quelques années, constate l'étude "Dépense de santé et budget des ménages : évolution depuis 2001", qui sera présentée en intégralité le 25 novembre par le cabinet Jalma. "En 8 ans, le poids des dépenses de santé dans le budget des familles a augmenté de 40% à 50% en moyenne", résume Mathias Matallah, président de Jalma.

1 Français sur 2 se dit prêt à faire des efforts financiers pour soutenir collectivement le système de l'assurance-maladie, via une augmentation des cotisations sociales, des impôts ou des taxes. 36% des sondés opteraient plus volontiers pour une augmentation du financement individuel, via les assurances ou les mutuelles. 79% des Français ont l'impression que l'assurance-maladie rembourse moins bien les dépenses de santé que par le passé. Ce taux grimpe à 88% chez les 50-64 ans, et à 84% chez les retraités. "Cette perception d'une dégradation des remboursements confirme ce que nous avons déjà mesuré dans d'autres études", commente Adelaïde Zulsikarpasic, directrice du département opinion de LH2, qui a réalisé cette enquête fin octobre à la demande du Comité inter-associatif sur la santé (Ciss).

jeudi 26 novembre 2009

Campagnes de vaccination H1N1 en Europe

"Les Echos" relève que les campagnes de vaccination contre la grippe A dans d'autres pays d'Europe, bien qu'elles soulèvent certains débats, sont généralement abordés par la population de manière plus sereine qu'en France. En Espagne, où les professionnels de santé sont pourtant partagés quant à la nécessité de se faire vacciner contre le nouveau virus, la campagne d'immunisation rencontre l'adhésion de l'opinion publique. Les débats se limitent à la quantité de doses commandées par le gouvernement espagnol : 37 millions (pour €270 millions), quand 10 millions seraient suffisantes, d'après les contestataires. Les 27 millions de doses restantes pourraient à terme être vendues dans les pharmacies. En Italie, la campagne de vaccination a connu un coup d'accélérateur il y a quelques jours, après une hausse de cas mortels dans la région de Naples, qui totalise un tiers des 76 décès enregistrés dans le pays. 333 400 Italiens ont été vaccinés depuis le début de la campagne. "La Croix" évoque le cas de la Suède, l'un des pays les plus touchés par la grippe A, avec la Norvège et l'Italie, malgré "une politique de lutte très volontariste contre la pandémie" depuis mai dernier, souligne le journal. Le gouvernement suédois a commandé 18 millions de doses de vaccins en vue d'immuniser la totalité des habitants du pays (9 millions). Un tiers de la population suédoise a déjà été vacciné. "Notre objectif est de vacciner d'ici Noël tous ceux qui l'auront désiré", explique Maria Larsson, la ministre suédoise de la Santé. Les réticences se rencontrent chez les 15-30 ans, qui ne sont pas opposés au principe de la vaccination mais que le nouveau virus n'inquiète pas spécialement.

Les Echos, La Croix – 25/11/09

H1N1 : la vaccination va commencer dans les collèges et les lycées

La campagne de vaccination contre la grippe A s'étendra cette semaine aux collèges et aux lycées. Alors que de nombreux parents hésitent, s'inquiétant des effets secondaires du vaccin, virologues et pédiatres s'accordent pour défendre les bénéfices de la vaccination des enfants et adolescents, particulièrement vulnérables au nouveau virus. Ils sont aussi une catégorie de population "plus exposée" car "ils passent de longues heures ensemble dans des salles de classe, ce qui constitue un mode de contamination très efficace", souligne un microbiologiste de l'hôpital Necker dans "Le Figaro". "La Croix" constate par ailleurs que les Français semblent désormais "plus nombreux à vouloir du vaccin". La progression du virus aurait entraîné une hausse de la fréquentation des centres de vaccination, en particulier à Paris.

Le Figaro, La Croix, France Soir - 24/11/09

H1N1 : le nombre de décès augmente rapidement en Europe

Le nombre de décès imputables à la grippe A double toutes les deux semaines en Europe depuis la mi-octobre, constate le CDC européen, basé à Stockholm, soulignant notamment une montée en puissance des décès en Europe centrale et de l'Est. 169 nouveaux décès ont ainsi été enregistrés la semaine dernière sur le Vieux Continent, pour un total de 670 depuis avril. Le Dr. Javier Garau, président de la Société européenne de microbiologie clinique et des maladies infectieuses, estime que les mouvements anti-vaccins mettent "la santé publique et des vies" en danger en faisant circuler "des informations délibérément fausses" au sujet des vaccins H1N1. La grippe A est un "virus imprévisible pouvant être fatal à des enfants et à des jeunes adultes dans la force de l'âge". Dans un tel contexte, "personne ne peut se permettre d'être dédaigneux ou sceptique quant aux bénéfices du vaccin H1N1", tranche-t-il.



International Herald Tribune - 24/11/09

H1N1 : la campagne de vaccination progresse en France

Une semaine après le coup d'envoi de la campagne vaccinale, Roselyne Bachelot affiche une certaine satisfaction. "Il est évidemment trop tôt pour tirer un bilan, mais contrairement à ce que j'entends ici ou là, il y a une véritable dynamique du nombre de personnes qui viennent se faire vacciner : 12 000 le 12 novembre, 17 000 le 16, 24 000 le 17. Les choses continuent à progresser vite, ce qui est une très bonne nouvelle", se félicite la ministre de la Santé. Depuis la fin octobre, 200000 personnes ont été vaccinées en France, résume "La Tribune", qui indique aussi que les généralistes, demandant la possibilité de vacciner leurs patients au sein de leurs cabinets, vont pouvoir le faire "dans un second temps", selon les termes de la ministre, à savoir au printemps 2010.

Le Monde - 20/11/09

Possible mutation du virus A/H1N1

Des chercheurs norvégiens ont repéré une possible mutation du virus de la grippe A. Trois cas cliniques ont été enregistrés en Norvège, et d'autres avaient déjà été signalés dans certains pays, dont les Etats-Unis et l'Ukraine. "Cela arrive régulièrement que les virus de la grippe changent en cours de saison. Mais il faut vérifier que ces modifications sont anodines.

Nous n'avons pas encore toutes les informations sur le sujet, et nous appelons les différents pays à communiquer toute nouveauté dans ce domaine", indique l'OMS. Le virus muté s'implanterait plus profondément dans les poumons du patient, mais resterait sensible aux antiviraux et aux vaccins existants. Cette situation est toutefois "préoccupante", selon Didier Houssin, directeur général de la Santé, dans la mesure où une infection au H1N1 muté peut déboucher sur "une maladie pulmonaire plus sévère". "Au lieu d'une rhinite ou d'une bronchite fébrile, on risque une pneumonie", précise le virologue Claude Hannoun, qui rappelle que "c'est parce que l'on craignait une telle mutation qu'on a privilégié l'achat de vaccins avec adjuvant". L'OMS a commandé des examens à son laboratoire londonien de référence. Ses conclusions, attendues dans quelques jours, "permettront de confirmer ou d'infirmer les résultats norvégiens", indique Claude Hannoun.

Aujourd'hui en France - 21/11/09

Vaccins H1N1 et effets secondaires

L'OMS indique que d'après les résultats des premières études, les vaccins H1N1 ne seraient pas la cause d'une trentaine de décès suspects survenus dans le monde chez des personnes venant de se faire immuniser contre la grippe A. La presse évoque par ailleurs le décès en France d'un foetus de trente-huit semaines dont la jeune mère venait de se faire vacciner contre la grippe A. Des analyses sont en cours pour déterminer la cause du décès, mais les spécialistes mettent en garde contre les associations fortuites d'événements indésirables avec le vaccin. Une équipe de chercheurs américains publie à ce sujet dans "The Lancet" une démonstration édifiante.

D'après leur calcul, si l'on vaccinait avec un placebo 10 millions de Britanniques contre la grippe A, on observerait, dans un délai de six semaines après l'injection (et sans aucun lien avec le vaccin puisqu'il a été remplacé par un placebo), une vingtaine de syndromes de Guillain-Barré, et six morts subites. Aux Etats-Unis, à l'issue de la même expérience, surviendraient 86 cas de néphrites optiques et 397 avortements. L'expérience démontre la nécessité d'une démarche scientifique rigoureuse pour pouvoir attribuer sans possibilité d'erreur tel ou tel effet secondaire au vaccin H1N1.

Le Figaro - 20/11/09

De nouvelles données sur les cas graves de grippe A

Depuis quinze jours, une soixantaine de cas graves de grippe A sont admis chaque semaine dans un service de réanimation. C'est dix fois plus que début octobre. Dans les hôpitaux publics, "il y a, chaque jour, vingt-cinq à trente malades sous ventilation mécanique dont cinq à dix formes très

sévères nécessitant le recours à une oxygénation extracorporelle, dont un peu moins de la moitié chez des enfants", explique la Société de Réanimation de Langue Française (SRLF). Depuis le début de l'épidémie, 245 cas graves se sont déclarés en France. Un tiers de ces patients sont encore hospitalisés en réanimation ou en soins intensifs. D'après les données de l'InVS, 85% des patients ayant développé une forme grave du virus souffraient d'une pathologie préexistante : ils sont asthmatiques ou présentent un trouble respiratoire chronique dans un tiers des cas, diabétiques dans 10% des cas. L'obésité morbide et un déficit immunitaire se retrouvent dans les mêmes proportions. La SRLF convient que les comorbidités sont présentes chez la plupart des cas graves, mais souligne "qu'il s'agit souvent de pathologies chroniques modérées avec longue espérance de vie". Seuls 14% des cas graves ne présentaient aucune pathologie associée. Les spécialistes soulignent par ailleurs que, contrairement à la grippe saisonnière, les formes sévères de H1N1 ne touchent que très minoritairement des personnes de plus de 65 ans (7%). "Le virus pandémique induit des attaques du poumon profond et des alvéoles chez des personnes jeunes, qui conduisent à une asphyxie très difficile à prendre en charge", souligne le Pr. Charles Mayaud, chef du service de pneumologie de l'hôpital Tenon. 20% des cas graves ce grippe A hospitalisés ont moins de 15 ans, et 7% sont des femmes enceintes. La SRLF attire l'attention sur cette "surreprésentation des femmes enceintes".



Le Figaro - 20/11/09

Grippe A et réanimation

La Société de Réanimation de Langue Française (SRLF) s'inquiète du nombre d'hospitalisations dans ses services de patients atteints de formes graves de H1N1 : deux cents personnes se sont ainsi retrouvées en réanimation depuis le début de l'épidémie, quarante-trois d'entre elles sont décédées, parfois de manière fulgurante. L'apparition d'un Syndrome de détresse respiratoire aiguë (Sdra) est une complication qui apparaît beaucoup plus rapidement avec le H1N1 qu'avec la grippe saisonnière. "L'une des principales causes des décès dus au A/H1N1 est respiratoire", confirme le Pr. Philippe Derenne, chef du service de pneumologie de la Pitié-Salpêtrière. "La moindre difficulté à respirer, les lèvres bleues ou une difficulté à rester éveillé chez l'enfant doivent vous alerter", précise-t-il. En cas de difficulté respiratoire sur fond d'état grippal, les spécialistes recommandent donc de se rendre immédiatement à l'hôpital. "Aujourd'hui en France" souligne qu'un séjour en

réanimation pour Sdra est souvent suivi d'une altération de l'état général du patient qui peut durer des mois. La SRLF recommande donc vivement la vaccination contre la grippe A.


Aujourd'hui en France - 19/11/09

H1N1 : "couacs" de la campagne vaccinale

Dans un article évoquant les "couacs" de la campagne de vaccination, "Aujourd'hui en France" rapporte que de nombreuses doses du vaccin H1N1 de GSK finissent à la poubelle. Le ministère de la Santé a en effet accepté de commander le vaccin conditionné par lots de dix, pour des raisons de calendrier, la production de doses multiples étant plus rapide, mais également moins chère. Or, les centres de vaccination reçoivent souvent moins de dix volontaires par jour. Un gâchis qu'avait déjà constaté Bernard Debré lors de la vaccination des personnels hospitaliers. "Il m'est arrivé de voir deux personnes seulement se faire vacciner dans la journée, et donc huit doses sur dix finir dans la corbeille. Une fois que le produit est sorti du frigo, il ne tient même pas vingt-quatre heures", explique-t-il.

Aujourd'hui en France - 18/11/09

L'épidémie de grippe A progresse rapidement en France

D'après l'InVS, les consultations pour grippe ont passé la barre des 400 000 par semaine. On compte aujourd'hui 245 admissions en réanimation pour problèmes respiratoires, dont 25 au cours de la dernière semaine. Le nombre de morts liés à la grippe A augmente également, avec 11 nouveaux décès en six jours, sur un total de 46 depuis le début de l'épidémie. Un cinquième de ces décès concerne des sujets de moins de 21 ans. En milieu scolaire, on assiste également à une montée en puissance du virus. 122 classes et 59 établissements scolaires sont fermés, touchant au total 17 académies. Le nombre de fermetures a quintuplé en quelques jours. C'est dans ce contexte que 160 000 personnes se sont fait immuniser dans les centres de vaccination ou les établissements de santé depuis le lancement de la campagne nationale fin octobre.

La Tribune, Les Echos - 18/11/09

14 000 personnes...

...ont été suivies pendant 14 ans par les chercheurs de l'Inserm (cohorte Gazel), entre 1989 et 2007, soit 7 ans avant et 7 ans après leur départ en retraite. D'après les conclusions de l'étude, les retraités qui ont arrêté leur activité avant l'âge de 61 ans ont une meilleure perception de leur état de santé. Ce phénomène est en particulier notable chez les salariés qui ont connu des conditions de travail défavorables. Marcel Goldberg et Marie Zins, auteurs de l'étude, estiment que ces résultats "peuvent causer du souci aux politiques qui voudraient convaincre de travailler plus longtemps".

mercredi 25 novembre 2009

Maladies thyroïdiennes : 2% des adultes sont concernés

2% des adultes sont concernés par les maladies thyroïdiennes.
C'est la conclusion de l'étude publiée dans le "Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire" et réalisée grâce à la cohorte SU.VI.MAX (Supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants), pour identifier les causes de l'augmentation du cancer de la thyroïde en France et pour répertorier les facteurs de risque. Ce travail fournit la première base chiffrée permettant d'identifier les problèmes selon les régions. Les auteurs de l'étude estiment que la hausse de l'incidence des cancers serait essentiellement due à de meilleures pratiques de diagnostic précoce, voire à l'intensification des pratiques chirurgicales, plus qu'à l'accident de Tchernobyl de 1986. La progression pourrait être aussi liée à celle des maladies thyroïdiennes bénignes, qui constituent des facteurs de risque de ces cancers.

mardi 24 novembre 2009

Tabac : les femmes enceintes fument "pour deux"

"Une petite cigarette de temps en temps ne peut pas lui faire de mal", "de toute façon, dans mon ventre, le bébé ne respire pas"... Les femmes enceintes fumeuses invétérées ne manquent pas d'arguments pour justifier le fait qu'elles continuent à griller une cigarette quand l'envie est trop forte.

Malheureusement, il est prouvé que les toxiques du tabac atteignent bel et bien le foetus...

La barrière placentaire est "poreuse". La fumée de cigarette contient du monoxyde de carbone qui passe dans le sang de la mère, y reste pendant 4 à 6 heures et parvient jusqu'au foetus par l'intermédiaire du cordon ombilical. Le problème, c'est qu'il reste fixé plus longtemps sur l'hémoglobine foetale ! Pendant ce temps, les globules rouges transportent moins d'oxygène. "Pour chaque cigarette que sa mère fume par jour, l'enfant pèsera 20 à 30 grammes de moins à la naissance, estime le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpétrière, à Paris. Du poids en moins pour l'ensemble des organes, dont le cerveau..."

La nicotine, elle, agit sur la motricité vasculaire : moins de sang parvient au foetus, et son rythme cardiaque s'accélère à chaque prise de cigarette. Toutes les autres substances passent la barrière placentaire, pour le pire plutôt que pour le meilleur, et surtout pour longtemps ! Les benzopyrènes, par exemple, qui sont cancérigènes, et le cadmium, qui a une demi-vie de 70 ans (au bout de ce délai, la moitié de la quantité ingérée est encore présente). Grossesse extra-utérine, fausse-couche, mortalité infantile augmentée font partie des risques .

Quand arrêter ? "La toxicité est majorée dès le début du 2e trimestre, mais, pour des raisons hormonales, la sensation de manque est plus importante dès que la femme est enceinte. Mieux vaut donc arrêter avant, conseille le Pr Dautzenberg, d'autant plus que la cigarette fait aussi baisser la fertilité".

Quant à la prise de substituts nicotiniques pendant la grossesse, si elle permet le sevrage, c'est un moyen d'avoir un bébé de poids normal à la naissance. L'effet néfaste du tabagisme passif, enfin, est indiscutable. C'est donc un sujet à prendre en main, à deux, avant d'envisager une
conception.

lepoint.fr 08/10/2009

lundi 23 novembre 2009

Edulcorants : la polémique est relancée

La polémique sur les édulcorants est relancée par l'arrivée d'une nouvelle molécule. Un nouveau produit, issu de la stevia, une plante d'Amérique du Sud, vient d'être autorisé en France. Cette autorisation relance le débat sur l'intérêt des produits sucrants, "tant pour les personnes obèses que pour celles souffrant de diabète", analyse "Le Figaro". L'Association Française des Diététiciens et Nutritionnistes, indique que sa profession constate "une dérive dans les comportements" et met en garde contre la consommation excessive de ces produits.

Le Figaro - 30/10/2009

dimanche 22 novembre 2009

L'Afssa va surveiller les compléments alimentaires

L'Afssa vient de mettre en place un dispositif de vigilance concernant les compléments alimentaires. Il s'agit d'une première en Europe. Tous les symptômes apparaissant après l'ingestion de ce type de produits pourront désormais être signalés sur le site Internet de l'Afssa.
"Aujourd'hui en France" cite la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, selon laquelle 12,5% de ces produits présentent des tromperies sur la composition, des allégations mensongères et des problèmes d'étiquetage. D'après l'Afssa, quelques "accidents aigus graves" ont été observés, mais il est "trop tôt pour être certain que les compléments alimentaires utilisés soient les uniques responsables". Le Syndicat de la diététique et des compléments alimentaires, représentant 80% du marché, assure de son côté que l'efficacité de ces produits est démontrée. Un cinquième de la population adulte utilise au moins une fois par an ce type de produits, souvent présenté comme "naturels" ou "à base de plantes". "Notre idée n'est pas de diaboliser les compléments alimentaires, mais d'informer la population que n'importe quelle substance ingérée peut être dangereuse", explique Marie Favrot, directrice de l'évaluation des risques nutritionnels et sanitaires de l'Afssa.

Aujourd'hui en France - 30/10/09

samedi 21 novembre 2009

Les siestes associées à un sur-risque de diabète chez les seniors

Les siestes et les nuits courtes sont associées à un risque plus élevé de diabète chez les seniors, selon une étude américaine. Le Dr. Qun Xu du National Institute for Environmental Health Sciences de Caroline du Nord et ses collègues ont utilisé des données recueillies de manière prospective concernant 174 542 participants à une étude sur l'alimentation et la santé (Diet and Health Study) en 1996-1997 dont 164 399 non diabétiques et 10 143 personnes dépistées d'un diabète après 2000. Les siestes ont été associées à un sur-risque de diabète. Comparées aux personnes ne faisant pas de sieste, celles dormant moins d'une heure par jour présentaient un risque accru de 23% et celles dormant au moins une heure par jour de 55%. "A notreconnaissance, il s'agit de la première étude prospective suggérant que la sieste puisse être un facteur de risque indépendant de diabète", commentent les auteurs, et non une conséquence du diabète comme cela avait été suggéré jusqu'ici.

APM - 02/11/2009

vendredi 20 novembre 2009

Grippe A en France : le Grand Gaspillage !

Chaque jour, ce sont des milliers de doses de Pandemrix, le seul vaccin actuellement administré, qui partent à la poubelle ! La raison de ce gâchis tient au conditionnement du vaccin, délivré en ampoules de 10 injections. "Une fois ce produit mélangé, il doit être administré dans les 24h", indique le Dr Charvet, médecin inspecteur de la DDASS des Bouches-du-Rhône. Passé ce délai, le vaccin est inutilisable.

Le calcul est vite fait: 100 personnes se faisant vacciner en une journée nécessitent l'utilisation de 10 ampoules: la perte est nulle. Si une 101e personne se présente, il faut ouvrir une 11e ampoule et jeter les 9 doses restantes. Soit une perte de 10%. Un taux que le ministère lui-même avait annoncé, pensant limiter les dégâts "du fait de la vaccination collective".

Le problème c'est que vu le peu de succès que connaît jusqu'à présent la campagne de vaccination, la perte peut atteindre 30 voire 50%. Exemple : pour 11 personnes qui se font vacciner en 24h, 9 doses partent à la poubelle. À 8,5€ le coût moyen de la ration vaccinale (808 millions dépensés pour la totalité des produits), on n'ose imaginer le coût de ce gaspillage pour la Sécurité sociale, dont le déficit avoisine les 30 milliards d'euros...

Pour le Pr Didier Raoult, cette gabegie n'est qu'une conséquence de "la mauvaise communication gouvernementale". Le virologue marseillais estime que "confier aux politiques et non aux médecins la responsabilité de cette campagne a nourri la méfiance de la population". Résultat : des centres de vaccination vides et des poubelles pleines.



Grippe A H1N1 : proposition de modifications des critères de diagnostic en Australie

Des chercheurs australiens proposent dans "The Lancet" de modifier les critères du diagnostic clinique de la grippe A, afin d'améliorer l'efficacité des mesures d'isolement des patients à l'hôpital lorsque les résultats de l'analyse virologique ne sont pas encore connus. Une fièvre brutale et supérieure à 38°C, avec toux ou mal de gorge sont les critères de diagnostic préconisés par l'OMS. Les auteurs australiens proposent d'y inclure une "histoire" de fièvre et des symptômes respiratoires, car ils ont constaté en clinique que les patients atteints du virus présentent, pour 40% des cas, une fièvre n'excédant pas 37,8°C. L'âge devrait également être un critère de diagnostic, selon eux, sachant que seuls 4 des 106 patients admis pour grippe A, dans l'un des hôpitaux étudiés, avaient plus de 65 ans.

Le Quotidien du Médecin - 16/11/09

Grippe A h1N1 : "trop faible adhésion des soignants"

Le Pr. Pierre Coriat, président de la commission médicale des hôpitaux de Paris, sort de sa réserve pour exhorter les professionnels de santé réticents à se faire vacciner. "Alors qu'il s'agit historiquement de la première épidémie grippale pour laquelle une protection efficace par un vaccin adapté est disponible, nous constatons une trop faible adhésion des soignants", qui devraient au contraire donner l'exemple. "Une défaillance du fait d'un désengagement des responsables médicaux aurait des conséquences catastrophiques en termes de santé publique", prévient-il.

(Libération - 17/11/09)

Grippe A H1N1 : Vaccin sans adjuvant bientôt disponible en France

Panenza bientôt disponible dans les centres de vaccination L'Afssaps vient d'accorder une AMM à Panenza, le vaccin H1N1 sans adjuvant de sanofi pasteur. Les premières injections seront réalisées dès vendredi dans les centres de vaccination. Au total, 1,4 million de doses ont déjà été livrées et seront disponibles dans les prochaines semaines. Ce vaccin est destiné aux femmes enceintes, aux nourrissons de 6 mois à 2 ans, et aux personnes immunodéprimées ou ayant subi une transplantation d'organe. Il ressort des essais cliniques "qu'une seule dose induit une réponse immunitaire élevée considérée comme protectrice, vingt-et-un jours après l'administration du vaccin", "chez les adultes et les enfants âgés de 3 ans et plus", indique Sanofi. Pour les enfants de 3 à 8 ans, et les personnes de plus de 60 ans, l'Afssaps estime cependant nécessaire de "continuer de recommander deux injections à trois semaines d'intervalle", précise Jean Marimbert, directeur général de l'Agence française. Il indique par ailleurs "qu'en ce qui concerne les nourrissons de 6 à 35 mois, il faudra deux piqûres composées de deux demi-doses". Jean Marimbert souligne l'urgence de vacciner en priorité les femmes enceintes, qui "au cours du deuxième et du troisième mois de grossesse courent un risque de pneumopathie grave". Ce risque, causé par la grippe, "augmente avec le terme de la grossesse", ajoute Philippe Lechat, directeur de l'évaluation des médicaments de l'Afssaps. Sanofi a par ailleurs déposé une demande d'AMM décentralisée dans six pays de l'Union européenne pour Panenza.

BFM TV - 17/11/2009

La Chine et sa gestion de l'épidémie de grippe A (H1N1)

En dépit des critiques internationales, les mesures drastiques qu'a prises la Chine (fermetures d'écoles, mise en quarantaine de tous les passagers d'avions où des symptômes grippaux ont été détectés), pour limiter la propagation de l'épidémie de grippe A sur son sol, semblent avoir eu l'effet escompté, assure le "International Herald Tribune". Avec le recul, ces mesures n'étaient pas si "extrêmes", en comparaison de celles qui sont actuellement prises aux Etats-Unis, suggère le journal. La Chine a été le premier pays du monde à proposer la vaccination H1N1, dès le début du mois de septembre. Le "International Herald Tribune" souligne aussi les bonnes dispositions du gouvernement chinois à partager ses informations sur le H1N1 avec ses citoyens et avec les autres gouvernements, une "ouverture inhabituelle" qui contraste avec sa gestion plus "discrète" de l'épidémie de Sras quelques années auparavant. D'après Feng Zijan, directeur du bureau des urgences de l'équivalent chinois des CDC, "si ces mesures strictes n'avaient pas été prises, il y aurait eu une énorme panique au sein de la population chinoise en cas d'irruption brutale de la maladie".

International Herald Tribune - 12/11/2009

L'Afssaps déconseille les cosmétiques pour les prématurés

"La Croix" rappelle qu'en 2008, le Comité pour le Développement Durable en Santé (C2DS), qui regroupe de nombreux professionnels de santé, avait dénoncé la remise aux jeunes mamans, dans les maternités, d'une mallette contenant des échantillons de produits cosmétiques, en raison des risques liés à l'emploi de ces produits sur les très jeunes enfants. L'Afssaps et la DGCCRF viennent d'établir un rapport selon lequel ces cosmétiques présentent "une bonne qualité microbiologique". Les conservateurs présents dans ces produits ont été décelés "à des taux très inférieurs aux concentrations maximales autorisées". Le rapport en déconseille toutefois l'utilisation chez les enfants prématurés, au nom du principe de précaution. L'Agence estime par ailleurs nécessaire "un renforcement des procédures d'évaluation des produits destinés à nettoyer les fesses des jeunes enfants", et des lingettes, en raison de la fréquence d'application de ces produits sur la peau des nourrissons. Le C2DS considère quant à lui que le principe de précaution devrait "conduire à une interdiction de la distribution de ces cosmétiques dans les maternités" car "nul n'est en mesure de se prononcer sur les interactions" entre les différentes expositions aux produits chimiques.

La Croix - 28/10/09

Grippe A : pharmacolovigilance, seuil d'alerte dépassé en Ile de France

Alors que le premier rapport de l'Afssaps vient d'être mis en ligne, Roselyne Bachelot a assuré que le dispositif de pharmacovigilance lié à la vaccination H1N1 fonctionnerait en temps réel et
"dans une transparence totalement inédite dans l'histoire sanitaire de notre pays".

(Le Quotidien du Pharmacien - 12/11/09)

Le seuil d'alerte de 15% a été dépassé en Ile-de-France pour l'occupation des lits des services de réanimation pédiatrique par des patients atteints de grippe A. Ceci "implique de déprogrammer d'autres activités de soins, alors que le pic épidémique n'est pas encore atteint", prévient le Pr. Gérard Chéron, chef du service des urgences pédiatriques de l'hôpital Necker. "L'Ile-de-France est touchée plus tôt que les autres régions, en raison d'une densité de population plus forte, mais il est vraisemblable que cette situation va se généraliser dans les grandes villes et dans tous les CHU de l'Hexagone", ajoute-t-il.

Le Quotidien du Médecin - 13/11/2009

jeudi 19 novembre 2009

Grippe A (H1N1) : intérêt d'une vaccination rapide et massive

Bruno Lina, président du comité scientifique du GEIG et directeur du Centre nationale de référence de la grippe à Lyon, résume en quelques mots l'intérêt d'une vaccination rapide et massive contre la grippe A : "En cas de pandémie, on estime que 100% de la population est infectée dans les deux ans. Autrement dit, tous les cas graves observés sur vingt ans sont ramenés sur deux ans à dangerosité égale. Si la mortalité ne semble pas supérieure, le nombre de décès sera beaucoup plus élevé en nombre absolu".
Le Quotidien du Pharmacien - 12/11/09

Grippe A (H1N1) et saisonnière : Injection simultanée des 2 vaccins

D'après une étude réalisée sur 168 sujets de plus de 60 ans, l'injection simultanée des vaccins contre la grippe A et contre la grippe saisonnière de GlaxoSmithKline induit une forte réponse immunitaire dans les deux cas. 89,3% des sujets ayant reçu les deux injections le même jour ont présenté une réponse sérologique anti-A(H1N1)v supérieure au seuil protecteur de 1/40. La réponse immunitaire au vaccin saisonnier a également été supérieure aux seuils internationaux en vigueur.

Le Quotidien du Médecin - 13/11/2009

Grippe A H1N1 : profils des patients hospitalisés en Australie et aux USA

Deux études publiées dans le "New England Journal of Medicine" affinent les données sur les personnes hospitalisées suite à des complications dues à la grippe A. En Australie et Nouvelle-Zélande, on souligne que "les nouveau-nés de moins d'1 an, les adultes de 25 à 64 ans", mais aussi les femmes enceintes ayant un IMC supérieur à 35, "sont des sujets présentant un risque particulier d'admission en Unité de Soins Intensifs". Aux Etats-Unis, on relève que les cas sévères de grippe A, bien qu'ils puissent aussi concerner "des personnes jeunes et en bonne santé" sont souvent associés à des comorbidités préexistantes. Dans 73% des cas, il s'agit d'asthme ou de BPCO. La prévalence de l'obésité morbide (26%) est également soulignée. Aux Etats-Unis, la moitié des personnes hospitalisées entre avril et juin avaient moins de 18 ans, et plus du tiers entre 18 et 49 ans.

Le Quotidien du Médecin - 13/11/09

Grippe A (H1N1) : les généralistes veulent jouer leur rôle dans le plan de vaccination

Les principaux syndicats de médecine libérale demandent aux pouvoirs publics d'inclure les généralistes dans la campagne de vaccination contre la grippe A. Les médecins de ville veulent pouvoir vacciner eux-mêmes leurs patients au sein de leurs cabinets médicaux, car "prétendre vacciner à large échelle en court-circuitant ceux qui connaissent le mieux les Français, les généralistes et les pédiatres, c'est prendre tous les risques d'un échec", assure le Dr. Chassang, président de la Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF). Les médecins demandent au ministère de la Santé d'envisager sérieusement la question. Dans une interview accordée au "Figaro", l'épidémiologiste Antoine Flahaut, estime que "la population doit avoir le choix" entre le centre de vaccination et le cabinet du généraliste, et suggère qu'il faudrait "revisiter l'ensemble du dispositif de vaccination pour que ceux qui ont le plus la confiance des Français, c'est-à-dire non pas les autorités sanitaires, non pas les experts, mais les généralistes et les pharmaciens d'officines, soient remis au centre du schéma de vaccination".

Le Figaro - 16/11/2009

Vaccins H1N1 : Sanofi livre les Etats-Unis dans les temps

"Les Echos" rappelle que le site de sanofi pasteur à Swiftwater (Pennsylvanie) est "le seul centre de production de vaccins antigrippaux injectables sur le territoire des Etats-Unis". Le laboratoire français y emploie 3 200 personnes, pour une capacité de production de 1 million de doses par jour (reposant sur l'utilisation quotidienne de 300 000 oeufs embryonnés, donnant chacun trois doses de vaccins par jour en moyenne). Cette dernière devrait d'ailleurs doubler d'ici trois semaines, afin de répondre au calendrier de livraison des vaccins H1N1 outre-Atlantique. "Nous n'accusons plus aucun retard. D'ici à la fin de l'année, nous aurons livré au gouvernement américain les 75 millions de doses commandées, comme nous l'avions indiqué en juillet. D'ici à la fin de la semaine, nous serons déjà à 20 millions de doses livrées", indique Chris Viehbacher. Swiftwater permettra aussi d'approvisionner le gouvernement mexicain, qui a commandé 20 millions de doses à Sanofi. Le Groupe s'est aussi engagé à donner 100 millions de doses à l'OMS ; soit 10% de sa production mensuelle, à partir de ce mois-ci. Le gouvernement américain a commandé un total de 250 millions de doses de vaccins H1N1, à cinq laboratoires différents. Les livraisons devraient s'étaler jusqu'au printemps 2010. "Les Echos" souligne par ailleurs que la survenue de plus de mille décès outre-Atlantique a incité l'administration Obama à déclarer l'état d'urgence sanitaire et à encourager les laboratoires à accélérer leurs livraisons de vaccins. "Alors que les Français se font tirer l'oreille pour se faire vacciner contre la grippe A, les Américains connaissent la problématique exactement inverse", commente "Les Echos".

Les Echos - 13/11/2009

2 séances de 60 mn par semaine de Tai Chi

2 séances de 60 mn par semaine de Tai Chi réduiraient considérablement les douleurs liées à l'arthrose du genou chez les personnes âgées. Le Tai Chi (ou Tai-chi-chuan) est une gymnastique pratiquée depuis des siècles en Chine, y compris dans les hôpitaux. Cet art martial - qui compte le plus d'adeptes au monde - aurait été inventé par un moine qui observait un combat entre un oiseau et un serpent. D'où ce savant mélange de gestes et de postures à enchaîner, qui évoque à la fois une danse lente et un combat au ralenti. Meilleure connaissance de son corps et de ses propres limites, amélioration de la mobilité du genou, les vertus du Tai Chi, à l'instar de toute activité physique modérée, sont nombreuses. Les séances d'entraînement sollicitent le corps, mais en douceur : souplesse, travail des muscles, endurance. L'intérêt concerne surtout le "mental" : le travail de respiration et de relaxation permettrait d'atteindre un "mieux-être" général. Et cela d'autant plus que les mouvements sont pratiqués en plein air. Ainsi, le Tai Chi agirait comme un véritable bouclier mental contre les douleurs dues à l'arthrose du genou, libérant l'esprit et le corps !

mercredi 18 novembre 2009

Marie Curie, « magicienne » du radium

« Je suis de ceux qui pensent que la science a une grande beauté. Un savant, c'est aussi un enfant placé en face des phénomènes naturels qui l'impressionnent comme un conte de fée. » Marie Curie, 1933

A l'Institut Curie dans le bureau de Marie Curie, la conteuse Elisa BOU raconte aux petits et grands, l'histoire de cette grande Dame. Elisa nous offre les moments forts de la Biographie de Marie Curie qui l'ont particulièrement touchée. Elisa nous raconte la découverte de la radioactivité, les valeurs de Marie Curie... Elle met en scène son texte pour notre plus grand plaisir et nous faire découvrir ou redécouvrir le parcours de cette femme exceptionnelle.

« L'Institut Curie est né de la volonté d'une femme, Marie Curie, et de l'importance d'une cause, la lutte contre le cancer. Son origine remonte à 1909, date à laquelle l'université de Paris et l'Institut Pasteur décident de construire à frais communs l'Institut du radium, un grand laboratoire pour Marie Curie. Il est érigé à quelques rues du "hangar" de l'Ecole de Physique et de Chimie Industrielles où Pierre et Marie Curie découvrirent la radioactivité avec le polonium et le radium en 1898. » Extrait issu du site de l’Institut Curie.

Pour venir écouter Elisa BOU, rendez-vous les :

Mercredi 18 novembre 2009 à 11h et 15h
Samedi 21 novembre 2009 à 11h et 15h
Dimanche 22 novembre 2009 à 11h et 15h

>>> Entrée libre dans la limite des places disponibles, durée 45 min environ

Musée Curie
1 rue Pierre et Marie Curie - 75005 Paris
www.curie.fr/musee
Renseignements : 01 56 24 55 31 / 01 55 43 14 75 / musee@curie.fr

Plus d'infos sur l'événement "Marie Curie, « magicienne » du radium"...

L EPO contre le manque de plaquettes

10% des patients hospitalisés présentent un défaut de plaquettes sanguines, indispensables à la coagulation, et la transfusion de plaquettes, afin de limiter le risque hémorragique, est le seul traitement efficace aujourd'hui. Une technologie en cours de développement pourrait cependant venir ouvrir les perspectives. La société Nokad, en collaboration avec l'Institut Gustave-Roussy, a identifié le mécanisme de production de ces plaquettes. Ils ont notamment mis en lumière le rôle de l'érythropoïétine (EPO) dans la production de plaquettes. Certains décès de cyclistes dopés à l'EPO pourraient d'ailleurs être dus à une surproduction de plaquettes, suggère Nokad. Amine Abina, le P-DG du groupe, annonce pour 2010 le lancement d'un essai clinique "portant sur 10 à 15 patients". Il aurait pour objectif "d'établir le dosage et la formulation d'EPO les mieux adaptés à la régulation de la production de plaquettes".

Les Echos – 06/11/2009

mardi 17 novembre 2009

La bronchiolite sévit en France

La bronchiolite sévit en France depuis trois semaines et devrait toucher 500 000 nourrissons cet hiver. Cette pathologie est très répandue chez les nourrissons, et se soigne le plus souvent par quelques séances de kinésithérapie respiratoires. Lorsqu'elle touche des nouveau-nés, ceux-ci peuvent être hospitalisés pour détresse respiratoire. "Même si elle n'est a priori pas grave, la bronchiolite est devenue depuis quelques années un problème de santé publique", note "France Soir".

France Soir – 06/11/2009

lundi 16 novembre 2009

Sur 100 000 vaccinations contre la grippe A...

Sur 100 000 vaccinations contre la grippe A, réalisées avec le vaccin adjuvanté de GSK, quatre-vingt-onze effets indésirables ont été signalés par l'Afssaps, dont quatre graves : un syndrome de Guillain-Barré "de forme modérée", une réaction allergique de type oedème de Quincke, des troubles neurologiques avec engourdissement des membres supérieurs, et une affection respiratoire chez une femme ayant des antécédents d'allergies aux poils de chat. Ces effets indésirables "ne remettent pas en cause la balance bénéfice-risque du vaccin", précise l'Afssaps.

Le Monde - 16/11/2009

Les nanoparticules au service des traitements anticancéreux

BIND Biosciences va lancer en 2010 les essais cliniques humains autour d'une technique prometteuse pour les traitements anticancéreux et basée sur les nanotechnologies. D'après les tests réalisés sur des animaux, les nanoparticules utilisées, baptisées BIND 014, qui permettent de cibler le traitement sur les cellules cancéreuses, permettrait de réduire très efficacement, voire de détruire totalement la tumeur, tout en étant mieux toléré que les traitements anticancéreux conventionnels. Les nanoparticules peuvent aussi être utilisées plus spécifiquement en chimiothérapie. Si l'essai de 2010 est un succès, la technique pourrait être commercialisée dans les cinq ans. Elle serait efficace contre le cancer de la prostate, mais devrait aussi montrer des résultats positifs pour traiter certaines formes de cancers du sein, du poumon et du cerveau. BIND Biosciences travaille aussi au développement d'une "large plateforme qui pourrait aussi être utilisée pour traiter les maladies cardiovasculaires, inflammatoires et infectieuses", indique l'un des dirigeants de BIND Biosciences.

The Times – 05/11/2009

dimanche 15 novembre 2009

La liste des cancers liés au tabagisme s'allonge

D'après "Le Figaro", un groupe de travail international du Centre international de recherche sur le cancer (Circ), regroupant une trentaine d'experts, a ajouté à la liste des cancers induits par le tabac, ceux de l'ovaire, du côlon et du rectum. Selon les experts du Circ, "le tabagisme peut aussi être une cause de cancer du sein". De plus, des études viennent de montrer "un lien de causalité entre le tabagisme des parents et le cancer chez les enfants". Le risque de développer une hépatoblastome est significativement plus élevé chez les enfants de parents qui fument. Quant au tabagisme passif, "on dispose maintenant d'un certain nombre d'indications" qui établissent "un lien avec les cancers du larynx et du pharynx", indique le Circ, qui rappelle au passage que "le tabagisme est la principale cause de cancer dans le monde" et que "plus d'1 milliard de personnes sont des fumeurs aujourd'hui".

Le Figaro - 05/11/2009

samedi 14 novembre 2009

Enquête sur les Européens et la douleur

A l'occasion de la Journée européenne contre la douleur, une enquête comparative a été réalisée dans huit pays européens. Il en ressort que les Français, les Espagnols, les Italiens et les Britanniques sont les plus gênés par les rhumes et maux de tête, de dos et de dents (entre 93% et 97%), contrairement aux Polonais, qui ne sont que 22% à se plaindre de migraines et 33% de maux de dents. Les femmes espagnoles et italiennes sont nombreuses à se plaindre de douleurs menstruelles (89% et 79%), mais ne sont que 66% et 60% à recourir aux antalgiques durant cette période. Toutes douleurs confondues, les Allemands se distinguent par leur réticence à prendre des antalgiques. Ils ne sont que 21% à considérer ces médicaments comme efficaces et sûrs. Les Britanniques sont les plus petits consommateurs d'antibiotiques. En cas de rhume, ils préfèrent rester alités et récupérer sans médicaments plutôt que d'aller consulter. Les Belges sont quant à eux les moins disciplinés en termes de respect des doses prescrites, avec une nette tendance au sous-dosage.

Aujourd'hui en France - 12/10/09

La douleur est un signal d'alarme. Dans un premier temps, il est important de comprendre l'origine d'une douleur qui peut indiquer un problème de santé. Cela permet de mettre en place une solution correctrice en changeant ses habitudes ou à l'aide d'un traitement quand cela est nécessaire. Traiter une douleur sans avoir cherché sa cause peut être dangereux. On "camouffle" les effets, le problème de santé n'est pas réglé et s'aggrave. Il faut savoir qu'une douleur non traitée est mémorisée par le cerveau. La conséquence est que cette douleur peut devenir chronique quand on ne fait rien pour la faire disparaître.

vendredi 13 novembre 2009

Exposition sonore : impact sur la santé

77% des jeunes de 15 à 24 ans déclarent avoir ressenti des effets négatifs sur leur santé suite à une exposition sonore. À l'ère du numérique, la musique a pris une place encore plus grande dans le quotidien des jeunes. En 1997, la moitié (56 % exactement) écoutait de la musique chaque jour. Ils sont aujourd'hui 74 % dans ce cas, à raison de deux heures par jour en moyenne ! Face à cette surconsommation, le gouvernement fait la sourde oreille. Aucune mesure ni campagne d'envergure ne sont actuellement programmées. Voilà pourquoi le programme "Peace and Lobe" sur les musiques amplifiées et les risques auditifs occupe le terrain, pour le plus grand plaisir des ados, des enseignants et des professionnels du secteur. Et avec des résultats concrets. En 2002, seuls 11,75% des jeunes utilisaient des bouchons d'oreille au cours des concerts. Ils étaient 27,8% en 2008. Au total, ce programme d'éducation et de sensibilisation est présent dans quatorze régions françaises.

À quand une déclinaison nationale ?

jeudi 12 novembre 2009

Campagne pour limiter la consommation de produits gras, salés ou sucrés

Le ministère de la Santé et l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) lancent une nouvelle campagne d'information pour limiter la consommation de produits gras, salés ou sucrés. Trois spots télévisés de 30 secondes vont être diffusés. Chacun d'entre eux met en scène un aliment dans un contexte de consommation surprenant, afin d'illustrer l'idée que le gras, le sel et le sucre ne sont pas toujours là où on le pense. Ces spots sont également déclinés en trois annonces presse diffusées en même temps que la campagne télévisée dans près de trente titres de la presse magazine. Plusieurs dépliants "Limitez votre consommation de sucre tout en restant gourmand", "Le sel: comment limiter sa consommation" et "Matières grasses : savoir les choisir et réduire sa consommation" feront l'objet d'une diffusion à 300 000 exemplaires grâce à un partenariat avec le quotidien gratuit "20 Minutes". Cette campagne renvoie vers le site internet http://www.mangerbouger.fr/, sur lequel on peut trouver la "machine à décoder les aliments mystérieux" (Madam), un module qui fournit les teneurs en lipides, sel et sucres d'un grand nombre de familles de produits (céréales, fromages, plats cuisinés...).

APM - 02/11/2009

mercredi 11 novembre 2009

Découverte sur l'horloge interne humaine

Des chercheurs ont fait une découverte surprenante sur l'horloge interne humaine. Un signal serait envoyé à l'organisme par le cerveau au crépuscule et à l'aube, via un type de neurones (per1)distinct de ceux du noyau suprachiasmatique (NSC) de l'hypothamalus, connu pour régir les cycles circadiens. Les per1 sont des neurones silencieux, que les neurologues croyaient morts ou endommagés. Cette découverte ouvre de nouvelles pistes pour l'appréhension de l'insomnie, mais aussi d'Alzheimer, du cancer et des troubles de l'humeur.

Le Quotidien du Médecin – 13/10/2009

mardi 10 novembre 2009

Autime et génétique

1 000 familles, dont un ou plusieurs membres sont atteints d'autisme, ont participé à une étude dirigée par le Dr. Maretha de Jonge de l'université d'Utrecht. Les chercheurs ont analysé leurs caractéristiques génétiques et les ont ensuite comparées à celles des membres sains de ces familles. Ils ont ainsi pu tracer le gène sémaphorine 5A en partie responsable du développement de l'autisme. La variante de ce gène permet d'expliquer l'origine de l'autisme, mais ce n'est pas le seul facteur qui contribue à l'émergence de la maladie. Ils ont ensuite comparé l'activité du gène sémaphorine 5A dans le cerveau de 20 patients autistes et de 10 personnes non autistes. Dans le cerveau des patients atteints d'autisme, le gène est considérablement moins actif. Il serait impliqué dans le contrôle des ramifications des neurones en développement. Les cellules nerveuses communiquent les unes avec les autres via des connexions entre elles. "La mauvaise communication entre les aires cérébrales pourrait aussi être la cause de l'autisme". L'autisme est un trouble du développement sévère, les patients souffrent de problèmes d'interaction sociale et la communication. Il est considéré comme le trouble psychiatrique le plus fortement déterminé par des facteurs génétiques.

lundi 9 novembre 2009

5 idées reçues sur l eau

Lire la fin de l'article sur les résidus de médicaments dans l'eau du robinet.

L'eau du robinet est un aliment sûr. L'eau est l'aliment le plus contrôlé et doit répondre à 63 critères de qualité fixés par le ministère de la Santé et le Conseil Supérieur du secteur d'Hygiène Publique de France. La DDASS et les distributeurs effectuent des contrôles journaliers qui portent sur 3 indicateurs : les paramètres microbiologiques et 2 paramètres physico-chimiques : les nitrates et les pesticides.

L'eau du robinet coûte moins chère que l'eau en bouteille.

L'eau du robinet coûte environ 142 fois moins chère que l'eau de source et 300 fois moins chère que l'eau minérale.

L'eau du robinet est plus écologique que l'eau en bouteille. Coût de conditionnement, de transport, de réfrigération, et de destruction des bouteilles, l'eau en bouteille a un réel impact écologique que n'a pas l'eau du robinet.

Le chlore est-il néfaste à la santé. Le chlore est un gage de qualité bactériologique de l'eau. Pour éviter son goût désagréable, il suffit de laisser l'eau se reposer avant de l'utiliser.

Et le calcaire ? Le calcaire est bénéfique pour la santé. 1 litre d'eau dure (riche en calcaire) apporte à l'organisme 15 à 20% des besoins en calcium. Pour éviter le caractère entartrant, ne pas la chauffer au delà de 60°. Eviter également d'utiliser l'eau chaude du robinet pour préparer les aliments, car une température élevée favorise la migration des métaux des canalisations dans l'eau.

Ce travail confirme que les stations d'épuration ne sont pas adaptées aux produits pharmaceutiques, que l'on retrouve par ailleurs en quantité non négligeable dans d'autres milieux aquatiques : la mer du Nord "s'enrichit" ainsi chaque année de 50 à 100 tonnes d'hypolémiants (contre les excès de graisses dans le sang), les lacs suisses contiennent en moyenne 19 kg de diclofénac (contre l'inflammation et la douleur) et le Rhin en charrie plusieurs kilos par jour...


dimanche 8 novembre 2009

Les français et les produits alimentaires : des chiffres

36% des Français considèrent que l'origine d'un produit alimentaire, issu de la production agricole, devient plus importante que sa traçabilité. A noter que le respect de l'environnement par l'agriculteur devient également un paramètre que les consommateurs prennent de plus en plus en compte (34%). Dans cet esprit, 78% des sondés se disent intéressés par les produits agricoles issus de l'Agriculture Biologique. Les grandes surfaces sont les premiers concernés par cette demande, car 91% des Français estiment qu'il est important que supermarchés et hypermarchés proposent une sélection de produits agricoles issus d'une démarche globale de respect de l'environnement. C'est le constat d'une étude Agri Confiance/Ipsos.

samedi 7 novembre 2009

Grippe A en Urkraine

Après l'annonce fin octobre d'une trentaine de décès dus à une pneumonie d'origine inconnue, puis d'un premier décès confirmé dû à la grippe A, le premier ministre ukrainien a mis en place une série de mesures radicales en vue d'enrayer l'épidémie (fermeture de toutes les écoles pendant trois semaines, mise en quarantaine de certaines régions), créant un climat de panique dans le pays. L'Ukraine totalise 480 000 cas de grippe A, sur 40 millions d'habitants, et a recensé 86 décès liés à la grippe ou à des insuffisances respiratoires.

Le Monde, Libération – 06/11/2009

Grippe A(H1N1) : admissions en soins intensifs supérieures en Australie et en Nouvelle-Zélande

Les admissions en unités de soins intensifs à cause de la nouvelle grippe A(H1N1) ont été quinze fois plus importantes que celles liées aux pneumonies virales durant les dernières années en Australie et en Nouvelle-Zélande, selon une étude publiée dans le "New England Journal of Medecine". De début juin à fin août, 722 patients avec une grippe A(H1N1) confirmée ont été admis en unités de soins intensifs en Australie et en Nouvelle-Zélande pendant sept jours en médiane. Cela représente 28,7 cas par million d'habitants et un taux d'occupation de 350 lits-jours par million d'habitants. Une seconde étude dans le "NEJM" fournit des données sur les 272 patients hospitalisés pendant au moins une journée pour une grippe A(H1N1) aux Etats-Unis d'avril à mi-juin.
Ces données montrent que 25% de ces patients ont été admis en unités de soins intensifs et que 7% sont décédés. Un total de 45% des patients hospitalisés étaient des enfants et seulement 5% étaient âgés de 65 ans ou plus. Durant les épidémies de grippe saisonnière, les hospitalisations liées à la grippe sont plus fréquentes chez les sujets de 65 ans ou plus et chez les moins de cinq ans, commentent les auteurs.

APM - 09/10/09

vendredi 6 novembre 2009

Journée mondiale de l'AVC

"Le Quotidien du Médecin" indique que la Société Française Neuro-Vasculaire, le ministère de la Santé et l'ensemble du corps médical, souhaitent expliquer au public, à l'occasion de la 7ème Journée mondiale des AVC, que cette pathologie constitue "une très grande urgence médicale". Dès les premiers symptômes (paralysie ou engourdissement brutaux d'un côté du corps, difficultés soudaines à parler ou à comprendre, diminution très brutale de la vision d'un oeil), il est nécessaire d'appeler le 15. L'INPES mènera sur ce thème une campagne d'affichage du 2 au 15 novembre. "Le Quotidien du Médecin" rappelle que les AVC constituent la première cause de handicap de l'adulte en France et qu'il est possible d'améliorer l'état des patients si un traitement immédiat est appliqué.

Le Quotidien du Médecin - 29/10/2009

Les maladies infectieuses pistées dans une école de Lyon

Dans le cadre d’une étude sur la propagation des maladies infectieuses, 241 élèves d’une école primaire de Lyon, ainsi que leur instituteur, ont été équipés d’un badge contenant une puce RFID, afin de mettre en lumière les interactions des enfants entre eux et avec leur enseignant. Cette enquête est menée par le CNRS, l'École normale supérieure, l'université Lyon-1 et les Hospices civils de Lyon. En deux jours de classe, les enfants ont eu 110 000 contacts, dont 10000 avec les enseignants. Contrairement à ce qui était attendu, les contacts se font entre garçons et filles et non entre enfants de même sexe. Les contacts durent en moyenne quarante secondes et peuvent atteindre cinq minutes. Concrètement, ce modèle mathématique va être utilisé pour étudier comment se propagent les virus, qu’il s’agisse de la grippe A ou de la gastro-entérite.

Aujourd’hui en France – 15/10/2009

jeudi 5 novembre 2009

10% des médicaments circulant dans le monde sont des contrefaçons

Approuvant l'appel de Jacques Chirac à Cotonou contre les faux médicaments, Christine Huber, directrice de projet anticontrefaçon de sanofi-aventis rappelle que "10% des médicaments qui circulent au niveau mondial sont faux". Ce taux grimpe même à 30% dans certains pays. Au Bénin, "la moitié des dialysés à vie le sont pour avoir pris des antipaludéens ou des antibiotiques qui contenaient de la chaux", souligne la Fondation Pierre Fabre. Mais les pays développés sont également concernés.

D'après la FDA, le trafic de faux médicaments a été multiplié par dix en cinq ans aux Etats-Unis. Les ventes de faux médicaments sur Internet y ont nettement contribué. D'après la Fondation Chirac, 50% des produits pharmaceutiques vendus sur la toile "sont faux ou falsifiés".

Le Figaro – 17/10/2009

mercredi 4 novembre 2009

Carte vitale et Professionnels de la santé

En théorie, les professionnels de santé doivent accepter la carte Vitale depuis 1998. Dans les faits, les CNAM reçoivent encore chaque année 150 millions de feuilles de soins "papier", sur un total de 1,1 milliard de demandes de remboursement. Le traitement d'une feuille "papier" coûte 1,74€, contre 0,27€ pour une feuille de soins électronique. L'assurance-maladie va donc mettre en place des mesures incitatives visant les médecins réfractaires, avec l'objectif d'économiser 200 millions d'euros par an.

Le Figaro Economie – 23/10/2009


mardi 3 novembre 2009

Comment combattre la douleur ?

"L'Express" passe en revue les moyens disponibles pour combattre la douleur. Qu'elle soit légère ou intense, précise ou diffuse, chronique ou aigüe, il en existe en effet tout un arsenal. Les antalgiques de niveau 1, notamment à base d'ibuprofène, de niveau 2 (paracétamol + tramadol ou codéine) et de niveau 3 (morphine) constituent les armes "classiques" contre la douleur. Mais d'autres moyens existent. Il a ainsi été observé que certains psychotropes et antiépileptiques pouvaient aider à la prise en charge de la douleur, comme alternative thérapeutique lorsque les antalgiques traditionnels ne suffisent pas. La neurostimulation représente également ungrand espoir pour ceux qui souffrent de douleurs chroniques et rebelles, tandis que l'hypnose voit ses indications s'étendre. Enfin, sophrologie, massages, relaxation et acupuncture sont des méthodes alternatives qui ont leurs adeptes. "Nous, médecins, devons faire preuve d'humilité : en la matière, in fine, c'est toujours le malade qui a raison", rappelle le Pr. Bernard Bannwarth, du CHU de Bordeaux.

L'Express – 22/10/2009

lundi 2 novembre 2009

L'Equateur annonce qu'il passera outre les brevets sur certains médicaments

Le président équatorien, Rafael Correa, a annoncé que son gouvernement s'apprêtait à adopter un décret permettant le non respect de brevets déposés par les laboratoires pharmaceutiques étrangers afin de produire des médicaments localement. "Il y aura une dérogation pour tous les brevets, nous allons établir seulement des exceptions avec la médecine cosmétique". "Le décret est prêt, je dois juste le réviser". Selon lui, les traités internationaux "nous permettent, par l'intermédiaire d'un décret, d'obliger ces entreprises transnationales à nous accorder la licence pour que certains médicaments soient produits localement". "Nous serons le pays pionnier pour
ce type de politique", a-t-il encore assuré en annonçant que les produits agrochimiques seraient aussi concernés. Il a expliqué que les prix pratiqués par les laboratoires causaient dans son pays la mort de "cancers, ou de sida, car les gens n'ont pas d'argent pour se payer les médicaments". Les médicaments "ne peuvent être considérés comme une marchandise", a-t-il ajouté en promettant qu'il fallait défendre la "santé des gens" avant les "finances des multinationales".

AFP – 18/10/2009

dimanche 1 novembre 2009

1/3 des cancers pourrait être évité

En ce mois d'octobre rose, dédié à la lutte contre le cancer, un rapport du Fonds mondial de recherche contre le cancer (WCRF) indique que 40% des cancers pourraient être évités si la population adoptait un mode de vie plus sain. Le rapport estime qu'environ 43% des cancers du côlon et 42% des cancers du sein pourraient être évités dans les pays développés grâce à une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et un contrôle du poids. Le surpoids, l'obésité et l'inactivité physique sont à l'origine de 25% à 33% des cas de cancers du sein. Le WRCF préconise plusieurs mesures. Comme l'interdiction de la vente d'aliments gras ou sucrés dans les établissements scolaires (déjà appliquée en France), l'interdiction de leur publicité, le développement des pistes cyclables et bandes piétonnes pour encourager l'activité physique. La limitation des facteurs de risque va de pair avec la réalisation régulière de mammographies. Cet examen permet la détection d'un cancer du sein à un stade précoce, souvent avant même qu'il ne soit détectable au toucher. Le programme gratuit de mammographies pour les femmes de 50 à 74 ans a permis de réduire la mortalité liée au cancer du sein d'au moins 20%.

Cancer et hormone antimullérienne

Des chercheurs américains ont découvert que l’hormone antimullérienne (AMH) serait prédictive du cancer du sein. Généralement dosée dans le cadre des protocoles d’assistance médicale à la procréation, cette hormone pourrait devenir un nouveau marqueur de ce type de cancer.

Le Quotidien du Médecin – 15/10/2009