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samedi 29 mars 2008

En fleur pour notre plus grand plaisir !

Hoya carnosa rose
Cliquer pour agrandir. C'est magnifique !
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Les hoyas sont appelés "fleurs de porcelaine" (nom commun). Pour l'hoya carnosa, seul le coeur a l'aspect de la porcelaine, les pétales sont recouverts de duvet. L'hoya carnosa est une plante originaire d'Asie, Malésie, Australie et Inde. Pour la voir refleurir, il lui faut de la lumière. Celle qui est de la photo ci-dessus a fleuri en appartement à 1 mètre d'une fenêtre plein sud. Maintenant, à vous de jouer !

vendredi 21 mars 2008

Dyslexie - Présentation

Quelque soit son appartenance géographique ou ethnique, 8 à 10% des enfants d'age scolaire souffrent de dyslexie. Deux millions de personnes sont concernées en France. Dans une classe de 30 élèves, on compte 3 élèves dyslexiques. C'est considérable, surtout lorsque l'on sait que 80% des enfants qui présentent des troubles de l'apprentissage sont dyslexiques.

Ces enfants éprouvent des difficultés à apprendre à lire et à écrire qui ne sont dues ni à un retard mental, ni à un trouble psychiatrique ou neurologique, ni à une carence socio-éducative majeure. Malgré une intelligence normale et même parfois supérieure à la moyenne, le dyslexique n'arrive pas à maîtriser le langage écrit. Dans la majorité des cas, la rééducation orthophonique permet à l'enfant d'accomplir sa scolarité, souvent au prix d'un effort considérable.

De façon habituelle, le terme dyslexie désigne un trouble du langage écrit; cela inclut non seulement la lecture, mais aussi l'écriture et l'orthographe. On parle en fait de dyslexie/dysorthographie.

En 1871, lors de l'examen post mortem de dyslexiques, on avait trouvé dans tous les cas des lésions à l'hémisphère gauche du cerveau, entre les lobes pariétaux et occipitaux. Initialement, la dyslexie était donc un trouble d'adultes perçu comme un désordre neurologique spécifique occasionné par un traumatisme cérébral acquis.

En 1872, on donna à la dyslexie son premier nom : "cécité verbale".

A partir du moment où l'on alphabétise l'ensemble de la population en France, après les lois Jules Ferry en 1885, on constate qu'un certain nombre d'enfants ne peuvent apprendre à lire en dépit d'une intelligence normale.

La dyslexie est un terme inventé en 1887 par Rudolf Berlin en Allemagne, pour décrire l'incapacité de lire. Le mot Dyslexie vient du grec, Dys est un préfixe péjoratif qui exprime une idée de difficulté ou de malheur et lexie signifie : le mot, la langue écrite.

En 1896, on présente des cas cliniques d'enfants intelligents et incapables d'apprendre à lire.

Hinshelwood, en 1917, a résumé dans un volume la description de cas d'enfants intelligents, incapables d'apprendre à lire. Il supposait alors que ce trouble était dû à un défaut des fonctions cérébrales reliées à la mémoire visuelle des mots.

La dyslexie existe dans tous les pays du monde qui disposent d'un langage écrit. La proportion d’enfants dyslexiques varie peu d’un pays à l’autre parmi ceux étudiés par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Quel que soit le milieu social ou le contexte familial, on trouve des enfants en difficulté d'apprentissage du langage écrit.

Dyslexie - Etiologie & manifestations

Près de 100 ans de recherche n'ont pas permis de cerner précisément ni l'étiologie, ni les trajectoires développementales de ces difficultés ou troubles et ni les interventions éducatives et pédagogiques pertinentes auprès des élèves. Aujourd'hui encore des querelles existent parfois teintées de controverses idéologiques.

L'univers des différents chercheurs qui s'intéressent à la dyslexie est très hétéroclite. On trouve, entre autres, des neurologues, psychanalystes, pédiatres, psychologues, pédagogues, psychologues…

Parce qu'il n'y a pas eu d'explication étiologique de la dyslexie et comme plusieurs personnalités reconnues ont souffert de ce trouble, un grand nombre de spécialistes en ont fait un objet d'étude. Chacun y est allé de son hypothèse et de sa cure.

C'est ainsi que, pour le neuropsychologue, la dyslexie reste un dysfonctionnement cérébral. Pour le psychanalyste, c'est une difficulté de communication. Pour l'ophtalmotologiste, c'est un trouble de la perception visuelle. Pour l'orthophoniste, c'est un trouble de langage et pour le sociologue-généticien, c'est un phénomène héréditaire.

Cependant, on peut noter qu'à des degrés de gravité plus ou moins sévères, la dyslexie est souvent liée à certains troubles associés:

- De perturbations du langage oral
- D'orientation dans le temps et/ou l'espace
- De discrimination visuelle et/ou auditive
- De latéralisation
- D'attention
- De mémorisation

Aujourd'hui, on ne connaît pas l'origine (ou les origines) de la dyslexie. Même si nous connaissons des méthodes efficaces de rééducation, nous n'avons que des hypothèses quant à la cause de ces difficultés de manipulation du langage écrit.

Ce trouble est peut être dû à une malformation du cerveau au cours de la maturation pendant la vie fœtale au niveau de la zone du langage. Pendant la maturité du cerveau, chez la majorité des individus, une plus grande quantité de neurones seraient perdus à droite qu'à gauche. Ce phénomène ne se produit pas chez le dyslexique, et cela aboutit à un cerveau anormalement symétrique qui comporte un excès de neurones et de connexions.

L'imagerie cérébrale a permis de confirmer ces particularités anatomiques découvertes chez certains cerveaux de dyslexiques.

Les études réalisées dans ces différents domaines ont pu mettre en évidence que, d'une part, il est difficile de déterminer avec précision ce qui relève du génétique et ce qui relève de l'environnement, d'autre part, qu'il est délicat d'établir l'origine primaire ou secondaire des troubles psycho-affectifs dans la dyslexie. On sait aujourd'hui que la dyslexie peut être héréditaire dans certains cas. La probabilité que le vrai jumeau d'une personne dyslexique soit également dyslexique est de 68%, alors qu'elle n'est que de 38% pour un faux jumeau.

De même, si certaines pathologies cérébrales majeures ou mineures peuvent accompagner ou expliquer certaines dyslexies, une souffrance cérébrale minimale ne conduit pas nécessairement aux troubles du langage écrit.

Quant à l'influence des méthodes de lecture, qu'elles soient syllabiques ou synthétiques, phonétiques, gestuelles, globales ou analytiques, on ne peut en incriminer aucune; d'autant plus que la méthode la plus largement utilisée dans notre pays est la méthode semi-globale.

Enfin, il convient d'indiquer que pour la communauté scientifique qui épouse la thèse "du trouble spécifique du langage écrit", les difficultés d'analyse phonologiques sont reconnues comme étant à l'origine des troubles. Le cerveau présente des particularités dans sa morphologie liées à l'intensité du déficit phonologique et une activation des zones cérébrales différente dans l'espace et dans le temps de celles activées sur un cerveau de sujet non dyslexique.

L'imagerie fonctionnelle, en observant ce cerveau singulier au travail, aide à comprendre pourquoi il peine à la lecture.

L'enfant dyslexique a particulièrement du mal à distinguer deux sons présentés de manière rapprochés. Un enfant est généralement capable de discriminer deux sons distants de moins de 20 ms alors que la majorité des dyslexiques ne peuvent le faire que si l'intervalle mesure plus de 300 ms. Une telle anomalie peut modifier considérablement la perception des dyslexiques qui seraient alors de véritables sourds à certains sons du langage.

Quand il lit, le dyslexique bute sur les mots et comprend mal ce qu'il lit. Pour lui, la lecture est une véritable corvée.

Il existe deux formes majeures de dyslexie décrites dans les années 70 (1970) : La première est caractérisée par des problèmes de perception auditive et la seconde par des difficultés d'ordre sensorio-visuelle (Border 1973; Ingram, Jason et Blackburn, 1970; Mattis, French et Rappin 1975; Pirozzolo, 1979).

La dyslexie touchant la perception auditive du langage se traduit par l'incapacité de distinguer les phonèmes (ou les plus petites unités) du discours, d'où l'inaptitude à apprendre les liens entre les apparences visuelles et les sons des lettres et des mots. Ces troubles sont évidents aux plans de la discrimination, de la séquence auditive, de la concentration et de la perception auditive des émotions. On considère que cette forme de dyslexie cause le plus de difficulté en matière d'apprentissage de la lecture.

La dyslexie d'ordre visuo-spatiale est une cause moins fréquente d'un trouble du développement au chapitre de la lecture. Chez les étudiants atteints de dyslexie visuo-spatiale, la parole semble se développer normalement, mais par contre, ils sont incapables d'assimiler les exigences spatiales et visuelles requises pour acquérir des aptitudes à la lecture.

Aucun dyslexique ne présente exactement les mêmes symptômes. Les manifestations de la dyslexie sont diverses. Les différentes difficultés et anomalies observées sont :

- les confusions auditives ou phonétiques : a et an, s et ch, u et ou, p et b, m et n, etc…
- les substitutions de graphèmes visuellement proches : b/d - u/n... ;
- les substitutions de mots graphiquement proches (chauffeur/faucheur)
- les omissions (l'enfant oublie une lettre souvent à la fin des mots) : bar et ba, arbre et arbe
- les permutations de lettres ou syllabes : io et oi, il et li
- les adjonctions : l'enfant ajoute une lettre ou un son, il écrite "plate" au lieu de "pâte"
- les erreurs de sériation : l'enfant confond l'ordre des sons, il écrit "talbe" au lie de table
- les inversions en miroir où les lettres sont renversées, retournées, inversées
- les contaminations : papier devient palier;
- des économies de syllabes : semblable devient semble
- des découpages arbitraires : l'égume, il sé lance
- des mots soudés : l'image devient limage, son nid devient soni
- des fautes de conjugaison, de grammaire, d'analyse;
- une lecture difficile, lente, hésitante, saccadée, avec un débit syllabique;
- une ignorance de la ponctuation.
- des fautes d'orthographe
- des erreurs de copie des mots
- Confusion droite / gauche, hier / demain, en haut / en bas…
- Incertitude d’être droitier ou gaucher après l'âge de 5/6 ans
Il est évident pour un observateur qui a entendu lire, que l'enfant n'a rien compris. On observe un mauvais temps de pause, un mauvais découpage des syllabes ce qui donne une lecture incompréhensible. Quant à l'enfant, il se moque bien de n'avoir rien compris, il est seulement content d'avoir survécu au cauchemar de la lecture à voix haute.

La lecture est très coûteuse en effort cognitif puisqu'elle repose entièrement sur un déchiffrage grapho-phonémique systématique. L'attention est entièrement consacrée au décodage. Le rythme de lecture est donc très lent et les problèmes de compréhension sont majeurs.

Les signes plus ou moins évidents de la dyslexie exigent une consultation professionnelle, des enfants non-dyslexiques pouvant présenter ces mêmes troubles. Un diagnostique, un bilan orthophonique ou une consultation dans un service hospitalier de pédopsychiatre doivent être impérativement établis, voire renouvelés.

Il est important de noter que tous les enfants de deux ans sont "dyslexiques". Donc, pas de panique si un enfant de cet age-là trace des lettres à l'envers… Cela se rétablira naturellement avec le temps vers l'âge de 6 ans. S'il n'est pas réellement dyslexique, il ne présentera alors plus aucun symptôme.

Dyslexie - Conséquences...

Ces troubles ont pour conséquence les difficultés scolaires. Cela génère un manque d'assurance et de confiance en soi. L'enfant a peur, appréhende et se sent humilié. Peuvent en découler des comportements agressifs ou de timidité extrême.

Quand on sait que l'acquisition des connaissances passe essentiellement par la lecture et l'écriture, la dyslexie est un réel handicap. D'ailleurs, les difficultés de lecture et d'écriture on des conséquences sur les autres disciplines. Le cursus scolaire est gravement perturbé. L'élève fournit une énorme mobilisation pour une mauvaise efficacité.

On pense le plus souvent que l'élève qui rencontre ces difficultés est bête ou fait preuve de mauvaise volonté. Le problème est que justement, il n'est ni l'un ni l'autre, il comprend tout, il fait des efforts énormes et infructueux. En plus, on ne le reconnaît pas.

Lire est un processus extrêmement complexe qui met en jeu des mécanismes auditifs, visuels et moteurs. C'est un processus d'analyse et de synthèse. Lire s'est aussi pouvoir adhérer à un code symbolique commun écrit, en prélever l'information et le sens qu'il contient, puis l'utiliser pour communiquer avec les autres.

On peut observer que la note scolaire moyenne de l'année augmente en fonction du stock de mots techniques mémorisés en fin d'année. En classe de 6ème les meilleurs élèves qui atteignent en moyenne 17/20 ont mémorisé environ 4000 concepts nouveaux alors que les moins bons ont des notes autour de 5/20 pour une acquisition d'environ 1000 mots sur l'année.

Lors de la lecture, on marque un temps d'arrêt plus long lorsque l'on rencontre un mot jusqu'alors inconnu. Pendant ce laps de temps très court, le cerveau mémorise son orthographe et en déduit éventuellement le sens si le contexte dans lequel il est utilisé le permet.

L'acquisition de mots se fait essentiellement à travers la lecture. Et il est bien évident, que les notions déjà acquises facilitent l'apprentissage des nouveaux concepts.

La conséquence évidente de ces difficultés va connaître par la suite un retentissement marqué au niveau de l'orthographe et se traduire par une dysorthographie secondaire. En effet, imaginer qu'une dysorthographie isolée puisse se manifester, sans trouble préalable de la lecture, serait totalement faux.

La dyslexie est une des principales causes de l'échec scolaire et, plus tard, de l'échec professionnel et même social. Dans bien des cas, les attitudes développées par l'environnement familial, scolaire ou professionnel envers l'enfant sont inadaptées. Ceci entraîne alors chez l'enfant un dégoût pour l'écrit et un désintérêt progressif pour les matières qui demandent un effort de lecture. Dans ces conditions, le langage reste pauvre, le travail se fait lentement et on observe une fatigue et une difficulté à transcrire le contenu de la pensée et à intégrer le discours des autres.

Dyslexie - Dépistage & rééducation

Au début du XXe, est créé le premier test de dépistage appelé test de dépistage de Binet.

Il faut savoir que la dyslexie peut être diagnostiquée définitivement qu'après un an d'apprentissage de la lecture.

Cependant, il est indispensable que l'observation se fasse le plus tôt possible, de préférence dès la maternelle, afin que soient recensés les signes prédictifs des difficultés pouvant survenir au moment des apprentissages du langage écrit. L'élève doit être suivi étroitement tout au long de son cours primaire afin d'éviter que l'échec s'installe.

Il importe donc de diagnostiquer la dyslexie, de la comprendre et de fournir à l'enfant qui en est atteint les outils nécessaires à son adaptation afin d'alléger sa souffrance.

Le diagnostic doit être fait par un spécialiste, la nature, l'intensité et le contexte des troubles étant très variés. Une fois le diagnostic posé, commence l'étape des examens qui seront d'autant plus complets et pluridisciplinaires que les troubles sont complexes et sévères.

Ce qui est très curieux, c'est que l'on ne connaît pas les origines de la dyslexie alors que la rééducation est souvent efficace. Elle doit permettre à l'enfant dyslexique d'apprendre comment compenser ses difficultés afin d'acquérir une plus grande aisance pour appréhender le langage écrit.

Pendant et après la rééducation, un travail de rattrapage considérable attend l'enfant pour atteindre le niveau "normal". Non seulement, il doit apprendre l'orthographe mais rattraper le retard dans les autres disciplines.

Chaque cas étant particulier, il est nécessaire d'adapter la rééducation. C'est un symptôme à facettes multiples qui évolue en fonction de l'âge, de l'intensité du trouble et des circonstances de la vie de chacun.

Les théories explicatives sont diverses. Les méthodes de rééducations le sont également.

Les élèves dyslexiques doivent bénéficier d'un programme personnalisé d'orthopédagogie et, au besoin, d'orthophonie axé sur leurs forces, leurs faiblesses, leurs intérêts et leur style d'apprentissage.

Dans de bonnes conditions de traitement, d'environnement et de soutien, les troubles dyslexiques et dysorthographiques s'atténuent et peuvent pratiquement disparaître s'ils sont d'intensité légère. Dans les cas sévères, il restera toujours une faiblesse à l'écrit, mais le rendement sera considérablement amélioré et moins handicapant, permettant même l'accès à des études supérieures.

Les dyslexiques, bénéficiant d'un environnement porteur et d'une rééducation adaptée peuvent prétendre au même épanouissement que les autres enfants… Dans certains cas de dyslexie légère, certains enfants arrivent même à compenser le problème sans pour autant suivre de rééducation. Cependant, il reste souvent des séquelles à l'âge adulte.

Statistiquement, grâce à la rééducation, on peut compter sur une nette amélioration, voire guérison, en 6 à 24 mois.

Dyslexie - Aspects juridiques

La dyslexie est une déficience non visible qui commence seulement à être reconnue en France.

Dans le cadre des demandes d'aménagements particuliers aux examens, on peut lire dans la Lettre du 5 mai 1998 du Ministère de l’Education Nationale, de la Recherche et de la Technologie destinée aux recteurs d’académie que la dyslexie fait partie de la liste des handicaps et maladies à prendre en considération lors de certaines épreuves.

En 1999, il existe un projet de loi relatif au dépistage systématique des enfants atteints de troubles entraînant des difficultés d'apprentissage de la lecture et de l'écriture.

Dans ce projet de loi, on peut lire "qu'en raison de la nécessité d'agir en faveur de ces enfants, et sachant que plusieurs pays étrangers, dont les Etats Unis, les Pays Bas ou la Scandinavie, développent des programmes spécifiques de dépistage et de prise en charge, l'objet de la présente proposition de loi est de rendre obligatoire un dépistage systématique de ces troubles dans la cadre scolaire. Dès le cours préparatoire, si l'enfant n'a pas été encore "dépisté", chaque jour d'école devient pour lui une véritable épreuve. L'enfant qui n'avait pour problème principal qu'un trouble de l'apprentissage du pouvoir-lire et écrire va au fil des classes suivantes, développer d'autres problématiques issues de sa marginalisation beaucoup plus difficiles à résorber."

Il est précisé que "les coûts pour la collectivité d'une rééducation, quelque en soit les moyens, restera toujours inférieure à la prise en charge ultérieure de ces autres troubles. (A la bonne heure !!) Que dire du coût pour la société de ceux qui auront été victimes d'absences totales de prise en charge ou d'erreurs graves d'orientation, et qui ne pourront aller au bout d'aucun cursus scolaire ou formatif.

La reconnaissance officielle de ce handicap et d'un dépistage obligatoire impose au Ministère de l'Education Nationale de prendre toute une série de mesures de soutien et d'aides pédagogiques appropriées ainsi que la mise en place d'une formation spécifique des enseignants."

En février 2000, dans son rapport à l'attention de Madame la Ministre Déléguée à l’enseignement scolaire, à propos de l’enfant "dyslexique", Jean-Charles RINGARD recommande (et là j'ai fait un bond !) de lever l'interdiction de sortie scolaire pour le suivi des traitements.

La loi du 11 janvier 2001 instaure le dépistage systématique des enfants entrant au cours préparatoire. "Les médecins de l'éducation nationale travaillent en lien avec l'équipe éducative afin d'assurer un suivi et une rééducation aux enfants qui en ont besoin. »

La loi du 11 mai 2001 prévoit que "la prise en charge des enfants atteints de ces troubles soit assurée principalement en milieu scolaire ainsi que dans les services d'éducation spéciale, les centres d'action médico-sociale et dans le cadre de soins à domicile.»

Léonard de Vinci, Albert Einstein, John F. Kennedy, Mozart, Pasteur, Galilée, Jules Verne et de nombreuses personnalités actuelles permettent tous les espoirs de pouvoir maîtriser sa destinée… ils étaient, sont, eux aussi, dyslexiques.

vendredi 14 mars 2008

Psychisme et Cancer

La lecture de ce livre m'a boulversée ! Au centre "Psychisme et Cancer", la première rencontre avec les "accueillantes" et la psychiatre psychanalyste m'a profondément réconfortée. Je poursuis le chemin... accompagnée.


"Louise L. Lambrichs a rencontré Pierre Cazenave en décembre 1994. Psychanalyste, cancéreux depuis quinze ans, il souhaite alors fonder un "centre psychisme et cancer" à l'intention des malades qui, comme lui, s'interrogent sur le sens de leur maladie. Partant de son intuition concernant sa propre maladie, il consacre l'essentiel de sa pratique à des malades atteints de cancer et, avec eux, ne cesse de s'interroger sur ce qui pourrait, du point de vue psychique, favoriser l'éclosion de la maladie : ainsi fait-il l'hypothèse de la "maladie du nourrisson dans l'adulte".

Intéressée tant par l'ouverture de sa démarche que par le caractère non dogmatique de son approche, convaincue par ailleurs de la nécessité, pour les malades, d'une collaboration sereine entre les différents professionnels concernés, Louise L. Lambrichs s'est engagée à sa façon dans cette aventure en écrivant ce livre conçu, dès le départ, comme la première pierre du Centre psychisme et cancer. Au fil de leurs rencontres, ils évoquent les grandes questions qui se posent aux malades, à leur entourage, tout en montrant quelle peut être, dans ce contexte douloureux et difficile à vivre, la place de la démarche psychanalytique, et l'importance fondatrice d'une telle rencontre.

Ce livre fut terminé, revu par Pierre, en juin 1995. Sa mort, intervenue en juillet, n'interrompra pas son oeuvre. En janvier 1998, à l'initiative de ses collaborateurs et d'un certain nombre de patients atteints de cancer, le Centre psychisme et cancer a ouvert ses portes à Paris. Dans la postface à cette nouvelle édition, Louise L. Lambrichs rend compte de cette expérience originale."