Boutique en ligne des Bijoux StratagemmeChaque rêve est un bijou - Hélène SCHILD

Bienvenue !

mercredi 10 février 2010

Les Oméga-3 utiles contre la dépression et les troubles de l'humeur

On connaissait déjà les bienfaits des Oméga-3 en termes de réduction du risque cardiovasculaire. Deux chercheurs de l'Inra viennent aussi de démontrer leur rôle dans la prévention et le traitement de la dépression et des troubles bipolaires. En comparant les résultats d'études réalisées au cours des douze dernières années, Pierre Astorg a mis en évidence un lien entre de bas niveaux d'EPA et de DHA (les acides gras du poisson) dans le sang et la majoration du risque dépressif. Ils ont également comparé les taux de dépression du Japon, dont les habitants sont de grands consommateurs de poissons, avec ceux de pays européens qui consomment plus de viande. Les chiffres confirment leurs observations. La meilleure prévention contre les troubles dépressifs et de l'humeur serait donc, selon Pierre Astorg, de "manger du poisson gras deux ou trois fois par semaine, et de ne pas hésiter à consommer des compléments alimentaires riches en Oméga-3, à raison de 1 à 2 g par jour". Sylvie Vancassel a comparé deux groupes de souris, l'un carencé en Oméga-3, l'autre pas. Ses conclusions sont claires : les souris carencées présentent des signes de stress, d'anxiété, et mémorisent moins bien que celles du groupe ayant bénéficié d'un régime riche en Oméga-3. Pour autant, "des preuves solides manquent encore et on doit maintenant réaliser des essais cliniques de grande taille", nuance Pierre Astorg.

Aujourd'hui en France - 27/01/10

mardi 9 février 2010

Innovations thérapeutiques : bilan 2009 du Leem

D'après les derniers chiffres du Leem, quarante-deux innovations ont été lancées en 2009 sur le marché pharmaceutique français. Vingt-quatre d'entre elles sont de nouveaux produits, le reste étant constitué par de nouvelles indications ou par des améliorations de produits existants. "En comparaison du bilan 2008, les avancées de l'année 2009 couvrent un éventail plus vaste de champs thérapeutiques : quinze contre huit en 2008", commente le Leem. Les vaccins restent "le fer de lance de l'innovation thérapeutique", rappelle "Les Echos". Le domaine de l'infectiologie a rassemblé onze innovations en 2009, contre neuf pour celui de l'oncologie. "Les Echos" cite quelques unes des "vraies" innovations de l'année dernière, comme le traitement du déficit constitutionnel en fibrinogène, une maladie rare, mis au point par le laboratoire LFB, ou encore les quatre vaccins contre la méningite conçus par Wyeth, Novartis, Baxter et GlaxoSmithKline. Le Leem se félicite par ailleurs du nombre grandissant de nouveaux traitements des différentes pathologies pouvant toucher le plus jeune âge, comme le syndrome de Lennox-Gastaut ou certaines formes lourdes d'épilepsie.

Les Echos - 26/01/2010

lundi 8 février 2010

Adolescents et cancer

Avec 700 nouveaux cas et 400 décès par an, le cancer est la troisième cause de mortalité des 15-24 ans en France, derrière les accidents et les suicides. Notre pays ne propose cependant aucune prise en charge spécifique aux adolescents. C'est pour pallier ce manque qu'une structure d'une quinzaine de lits va être créée à Marseille, dans l'enceinte de l'ancien hôpital Salvator. Financée par le ministère de la Santé et l'INCa, le projet est piloté par le pédopsychiatre Marcel Rufo.

Aujourd'hui en France - 29/01/10

dimanche 7 février 2010

Le cancer : une sacrée expérience !

Ecrire peut-il servir à vaincre le désespoir et l'angoisse quand on a un cancer ? Comment réagir à l'attente incertaine et insupportable d'être guéri? C'est ce que fait Sylvia Tabet, peintre et écrivain, atteinte d'une tumeur au sein, en décrivant sa vie de tous les jours, pour tromper l'ennui de ses sept semaines de radiothérapie à l'Institut Curie.



Entre récit et journal intime, l'auteure laisse errer ses pensées qu'elle nous livre depuis les rues attenantes à l'hôpital, en passant par la salle d'attente, jusqu'à la machine à rayons, "Orion". De là, naît un témoignage étonnant sur un autre ordinaire, celui que crée et impose la maladie. Dans ce microcosme provisoire, le cancer perd son caractère exceptionnel ; il devient un élément de référence du quotidien. "Mon travail c'est de me soigner. C'est un travail à part entière", écrit-elle. Les "collègues" sont les autres patientes. Les autres, exclus du cadre, sont des intrus de ce monde intérieur.

Nulle part l'auteure ne dramatise ni ne sombre dans le suspens ou le voyeurisme. Il ne s'agit pas d'un récit sur l'horreur que représente un cancer. Les détails pathétiques et tragiques, les descriptions morbides sont soigneusement évités. Les titres des chapitres évoquent à peine la réalité du corps au travers des "brûlures" ou des "traces", seules indications des effets du traitement. L'univers hospitalier est réduit à la salle d'attente pleine de femmes qui se plaignent du temps long, qui lisent des magazines dont elles découpent les recettes de cuisine... L'impression de quotidien est suspendue par intermittence quand passe un enfant malade.

Ainsi, plutôt que de plonger dans le monde de la maladie, Sylvia Tabet nous entraîne dans le questionnement que suscite le fait d'en être atteint.

Pour accompagner sa guérison, elle plonge à l'intérieur de cette idée de cancer pour mieux l'extraire d'elle-même et comprendre cet élément étranger. La tumeur suscite aussi de nombreuses réflexions, sur Marie Curie, sur la famille. Elle lui fait penser à cette femme frappée d'un cancer, juste à l'endroit où elle portait l'étoile jaune. Avoir un cancer, est-ce porter l'idée de mort en soi ?

On lira ce récit avec un regard différent et neuf sur cette maladie. Loin de la métaphore du crabe mortifère, l'auteure rappelle qu'aujourd'hui on en guérit, et qu'elle peut - comme c'est ici le cas - ne constituer qu'une étape, une expérience.

Les Patientes de Sylvia Tabet, La Découverte, 218 p., 13,50 €

Lemonde.fr 31 janvier 2010

samedi 6 février 2010

L’isolement social et le cancer du sein

Une nouvelle étude – sur des rats – montre que l'isolement peut accélérer la croissance du cancer du sein. A l'inverse, cela veut aussi dire que le fait de rester relié aux autres peut la ralentir. Aucun stress n'est plus violent pour un être humain que d'être rejeté et isolé du groupe. Visiblement, c'est vrai aussi pour les rats. Quand des rats femelles sont séparées de leur groupe peu de temps après la naissance puis élevées en isolation, elles sont particulièrement susceptibles au stress. Elles développent aussi trois fois plus de cancers du sein que les femelles qui vivent au sein d'un groupe, et leurs tumeurs sont plus grosses et plus agressives.

La chercheuse Gretchen Hermes, de l'université de Yale, attribue ces résultats aux effets du stress de l'isolement sur la physiologie. Les femelles isolées produisent beaucoup plus de corticostérone, une hormone du stress de la famille du cortisol. Or, les cellules mammaires ont des récepteurs pour cette hormone. Hermes est convaincue que la corticostérone est capable de nourrir la croissance des cellules cancéreuses.

Chez les humains, on sait de fait que l'isolement social est un risque majeur pour la santé, plus grave, par exemple, que le fait de fumer. Et l'isolement est sans doute un facteur plus important que « le stress » en soi. Une étude australienne avait montré il y a quelques années, que les femmes ayant vécu un stress majeur n'avaient pas de risque plus élevé que la moyenne de faire un cancer du sein dans les années qui suivent. Les femmes qui n'avaient pas de relation intime, que ce soit la présence d'un partenaire ou simplement le lien avec des ami(e)s, n'étaient pas, elles non plus, plus à risque. Mais les femmes ayant vécu un stress majeur et qui n'avaient aucun soutien émotionnel dans leur vie avaient, elles, 9,5 fois plus de risque d'être diagnostiquées avec un cancer du sein.

Et dans une autre étude, américaine cette fois, que j'ai déjà citée dans ce blog, des infirmières qui ont été soignées pour un cancer du sein avaient quatre fois moins de risque de mourir de leur cancer pendant la durée d'observation de l'étude si elles avaient « au moins un ou deux amis sur qui compter » (Dans cette étude, le fait d'avoir ou non un mari n'avait aucun effet sur la survie… seuls les amis, souvent des amies, faisaient la différence.)

Au total, cette nouvelle démonstration, chez lez rats, de l'influence du lien aux autres, nous rappelle l'importance de ne pas se laisser sombrer dans l'impuissance ou le désespoir face à la maladie. Au contraire, notre physiologie semble capable de nous protéger contre une bonne partie des effets négatifs des facteurs de stress inévitables de la vie. Il faut pour cela d'apprendre à demander un peu d'aide aux personnes autour de nous, celles qui sont le plus capables de nous en donner. Et, surtout, il faut veiller à ne pas rester isolé. Lorsque notre cœur et notre corps se sentent reliés aux autres, ils stimulent notre capacité à mieux résister à la maladie.

Cet article sur l'isolement social et le cancer du sein est rédigé par David Servan-Schreiber et publié sur le site http://www.guerir.com/

vendredi 5 février 2010

Epidémie de grippe A en France : bilan de la SRLF

Le Pr. Bernard Régnier, du service de réanimation médicale et infectieuse de l'hôpital Bichat, a constaté, lors du congrès de la Société de Réanimation de Langue Française (SRLF), qui s'est tenu à Paris du 20 et 22 janvier, que l'épidémie de grippe A a été comparable en intensité aux "vagues hivernales" de grippe saisonnière "des deux décennies précédentes". Le fait que le virus affecte des personnes jeunes et la nature de ses formes graves, requérant la réanimation, sont des différences qui ont aussi été soulignées. En vertu du nombre de cas recensés en France au cours des quatorze semaines qu'aura duré l'épidémie, on peut considérer "qu'entre 20% et 30% de la population métropolitaine serait immunisée", indique ce spécialiste. Sur les 3 à 6,5 millions de personnes ayant présenté une forme clinique de grippe, selon les chiffres des différents réseaux de surveillance coordonnés par l'InVS, près de 1 200 patients ont été admis dans un service de réanimation (dont 20% sans facteur de risque préalable), et 258 sont décédés. Le bilan montre "l'étendue de nos lacunes sur de nombreux aspects de la grippe", selon la SRLF et plus particulièrement en ce qui concerne les "déterminants de la circulation virale dans une population et les stratégies de maîtrise ou d'atténuation".

Le Monde - 25/01/2010

jeudi 4 février 2010

Radioscopie du stress

Michel Le Moal, membre de l'Académie des sciences et professeur de neurosciences à l'université Bordeaux II, évoque la question du stress dans un entretien accordé au "Monde". Ce concept scientifique né dans les années 30 est désormais passé dans le langage courant. Pour bien comprendre les mécanismes du phénomène, il faut distinguer les "stresseurs" (événements qui produisent une pression sur l'organisme et le psychisme) et le "stress" à proprement parler, c'est-à-dire la réaction psychobiologique à ces événements. Lorsqu'il reste modéré, le stress est un moteur qui permet une adaptation physique et psychique aux incessantes sollicitations de la vie. Les pathologies du stress ne surviennent que lorsque les stresseurs sont récurrents ou trop violents, donc impossibles à réguler par la réaction psychobiologique. Parmi ces pathologies, Michel Le Moal recense l'obésité, les douleurs ou fatigues chroniques, les troubles du sommeil, mais aussi les addictions et certaines dépressions. Mêmes si les stresseurs d'aujourd'hui ne sont objectivement pas plus nombreux ou violents qu'il y a quelques dizaines d'années, le rapport des individus à la société, devenu plus conflictuel, pourrait expliquer la recrudescence de ces pathologies. "Le citoyen actuel, qui a gagné en autonomie, a perdu les supports familiaux, sociaux, affectifs et religieux qui l'aidaient à amortir son stress. Seul face aux événements, son corps va lui révéler son malaise", résume le neuropsychiatre.

Le Monde - 25/01/2010

mercredi 3 février 2010

1 000 vertus sont attribuées à l'ail

Il est certes, l'allié de nos assaisonnements, mais l'ail serait-il aussi un médicament ? L'Histoire pourrait le laisser croire.

Dans l'Antiquité, les armées grecques et romaines l'utilisaient pour décupler leurs forces. Les Khirgizes considérés comme les descendants directs des hordes d'Attila, en font depuis tout temps une consommation pluriquotidienne. Et pendant la Seconde Guerre mondiale, l'ail permit aux Soviétiques de parer à la pénurie d'antibiotiques. Les médecins le surnommaient alors la "pénicilline russe".

L'ail appartient à la famille des alliacées, tout comme les poireaux, les oignons et la ciboulette. C'est prouvé, il contribue à diminuer la pression artérielle chez les hypertendus.

Selon une enquête publiée par l'Institut Américain de Recherche sur le Cancer en 2007, il réduirait aussi le risque de cancer du côlon. Consommé au quotidien, il évite les ballonnements intestinaux, facilite la digestion et, consommé cru, préviendrait efficacement les diarrhées. Mieux vaut le consommer cru et le plus frais possible, mais ne négligez pas pour autant l'ail en poudre, riche en magnésium, en sélénium et en vitamines B1, B2 et B6. Quant à l'ail cuit, il en faudrait 3 à 5 gousses par jour pour obtenir les effets d'une seule gousse d'ail cru.

mardi 2 février 2010

Les astrocytes, cellules essentielles pour la mémoire

Une équipe franco-britannique vient de publier, dans "Nature", les résultats d'un travail mené sur une famille de cellules gliales, présentes dans le système nerveux. Ces dernières, n'étant pas apparentées aux neurones, joueraient un rôle capital dans le processus de l'apprentissage. Il s'agit des astrocytes, "qu'on avait cantonnés à un rôle de nourrice et de femme de ménage [pour les autres cellules]. Mais depuis dix ou quinze ans, on commence à se rendre compte qu'ils ont un rôle plus important", expose Stéphane Oliet (CNRS), cosignataire de l'article. Cette piste s'avère d'autant plus importante que les astrocytes représentent 80% des cellules gliales, "une fois et demie le nombre de neurones de l'hippocampe". Les recherches sur la plasticité du cerveau pourraient maintenant se focaliser sur les "cellules accessoires plutôt que sur les cellules de la mémoire elles-mêmes", poursuit le chercheur.

Le Monde, 16/01/2010

lundi 1 février 2010

Cancer du sein : 3 verres d'alcool ou plus par semaine... Danger !

3 verres d'alcool ou plus par semaine augmentent de 30% le risque de rechute après un cancer du sein. Particulièrement après la ménopause ou en cas de surpoids. C'est ce que vient de démontrer une étude, menée en Californie sur près de 2 000 femmes en rémission d'un cancer du sein au stade I. Présenté au congrès sur le cancer du sein de San Antonio (Etats-Unis), ce travail a montré que vin, alcools forts et bière étaient tous trois en cause. Le premier plus particulièrement : le risque de rechute s'est avéré plus fréquent chez les femmes qui consommaient 2 verres de vin ou plus par semaine.