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lundi 10 août 2009

Faune - Les agitateurs des mers

Les méduses et autres créatures marines pourraient contribuer de manière significative à la circulation océanique.

L’idée selon laquelle la faune océanique contribue aux courants marins n’est pas nouvelle, elle date de Darwin, mais elle était tombée en désuétude. Deux chercheurs du California Institute of Technology à Pasadena viennent cependant de la relancer dans un article paru dans la revue Nature. Alors que dans les années 1960, les scientifiques étaient parvenus à la conclusion que les légères turbulences créées par le poisson et le plancton se dissipent rapidement dans l'eau, Katija et Dabiri ont montré que les animaux, en fonction de leur morphologie, entraînent l'eau par viscosité, en faisant appel à une hypothèse formulée par Charles Darwin.

Les deux chercheurs ont étudié l’impact des méduses sur les mouvements de l’océan Pacifique. Pour cela, ils ont mis au point un système laser pour mesurer le mouvement de l'eau, avant de lâcher de la teinture sur le passage de méduses dans un lac salé de l'île de Palau.

Ils ont alors constaté qu'une "quantité étonnamment grande" d'eau froide était transportée à la surface dans le sillage des méduses qui remontent depuis le fond. L'extrapolation de ces résultats montre que les créatures aquatiques contribuent à la circulation océanique dans le même ordre de grandeur que les vents et les marées.

Or ces mouvements au sein des vastes étendues maritimes et océaniques sont à l'origine d'échanges thermiques colossaux entre les régions polaires et tropicales ainsi qu'entre les eaux de surface, lumineuses et les profondeurs sous-marines, froides et sombres. L’influence de ces échanges thermiques sur le climat mondial est considérable. Selon les auteurs de l’étude, l’ensemble des modèles climatiques pourraient être modifiés si l’effet observé est confirmé sur l’ensemble des océans.

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nouvelobs.com et Sciences-et-Avenir.com 31/07/2009

dimanche 9 août 2009

Santé et cabines de rayons ultraviolets (UV) artificiels

C'est une victoire pour les dermatologues du monde entier. Depuis qu'elles existent, les cabines de rayons ultraviolets (UV) artificiels n'ont cessé de susciter la polémique. Elles sont désormais officiellement cancérigènes, au même titre que le tabac ou l'arsenic, aux yeux de l'Organisation mondiale de la santé. Vingt spécialistes originaires de neuf pays, réunis en juin au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) à Lyon, sont parvenus à cette conclusion, publiée mardi 28 juillet dans la revue Lancet Oncology. Pour Béatrice Secretan, chercheuse au CIRC, cette étude est l'occasion de permettre aux gens de "prendre conscience qu'il faut changer d'attitude vis-à-vis du bronzage".

Qu'est-ce que la publication de cette étude va changer ?

Cette étude est le résultat d'un travail de relecture de toute la littérature sur le sujet, et sa conclusion est différente de celle à laquelle nous étions parvenus en 1992 : nous sommes désormais en mesure de confirmer la dangerosité des rayons ultraviolets pour l'homme. Avec cette nouvelle classification, nous espérons que les gens changeront d'attitude, non seulement concernant la multiplication des cabines de bronzage, mais aussi par rapport à leur exposition au soleil naturel.

Lemonde.fr 29/07/2009

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samedi 8 août 2009

Alcool et Cancer

Parce que toute consommation d'alcool, même modérée, est associée à un risque de cancer, faut-il modifier les recommandations sanitaires actuelles, à savoir : « pas plus de deux verres par jour pour les femmes et trois pour les hommes ? » Non, répond le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) dans un avis mis en ligne vendredi 24 juillet, contredisant ainsi l'Institut national du cancer (INCa).

En affirmant qu'"en matière de prévention des cancers, la consommation d'alcool est déconseillée quel que soit le type de boissons (vins, bière, spiritueux)" et en conseillant de "limiter autant que possible la consommation d'alcool, tant en termes de quantité que de fréquence", l'INCa avait, en février, suscité la polémique. S'appuyant sur l'expertise scientifique du Réseau national alimentation cancer recherche (NACRe) et sur le rapport du Fonds de recherche mondial sur le cancer (WCRF), les conseils édictés par l'INCa revenaient à prôner l'abstinence en matière de consommation d'alcool.
Consciente du fort écho suscité par ces nouvelles recommandations et notamment de la colère du monde viticole, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a alors saisi le HCSP afin qu'il examine "s'il y a lieu de modifier les recommandations sanitaires". Dans ses conclusions, le Haut Conseil reconnaît que "les données scientifiques objectivent un risque de cancer associé à une faible consommation d'alcool, sans effet seuil" - autrement dit, il n'est pas possible de définir une dose en deçà de laquelle l'alcool serait sans risque sur la santé. Mais,souligne-t-il, "les données analysées ne permettent pas d'estimer avec précision les risques attribuables aux consommations d'alcool à faible dose".
lemonde.fr 28 juillet 2009

vendredi 7 août 2009

Santé et boissons hypercaloriques

Le World Cancer Research Fund (WCRF) vient de publier une étude mettant en cause des boissons hypercaloriques commercialisées dans plusieurs chaines de cafés britanniques, dont Starbucks. Il s'agit notamment de cappuccinos glacés, contenant beaucoup de sucre et de crème. Le WCRF rappelle que les excès de graisse corporelle sont scientifiquement associés à un sur-risque de cancers du sein, de l'oesophage, de l'intestin, du pancréas, de l'utérus et du rein. Selon Rachel Thompson, directrice scientifique du WCRF, "qu'il puisse y avoir un café glacé sur le marché contenant plus du quart de la ration calorique quotidienne dune femme est une notion alarmante. C'est la quantité de calories d'un repas du soir".


Le Figaro – 28/07/2009

jeudi 6 août 2009

Plan "résidus des médicaments dans l’eau"

Un plan de maîtrise des résidus de médicaments et de produits de santé dans l’eau va être élaboré et pourra être étendu dans un second temps aux produits cosmétiques, prévoit le deuxième Plan National Santé Environnement (PNSE2) 2009-2013. L’action de ce plan relative aux rejets de médicaments dans l’environnement vient décliner un des engagements du Grenelle de l’Environnement sur le sujet. Il est ainsi prévu plus précisément l’établissement d’une liste de substances prioritaires à surveiller et sur lesquelles agir en prévention, avec au préalable une synthèse des connaissances disponibles et des travaux d’évaluation des risques par substance. Le PNSE2 demande également la mise en place, après une analyse de faisabilité, de mesures de réduction à la source des rejets médicamenteux et autres produits de santé, dans les services des établissements de soins les plus concernés, afin de limiter leur dispersion dans l’environnement.

APM – 23/07/09

Compléments d'information :
"Un colloque s'est récemment tenu à Paris fin 2008 et les conclusions sont formelles : des médicaments sont bien présents dans l'eau du robinet, à l'état de traces, et on ne sait strictement rien de leurs effets. Plus besoin de se déplacer à la pharmacie du coin... ce sont les médicaments qui viennent à nous. On n'arrête pas le progrès ! "

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mercredi 5 août 2009

Cochleanthes Discolor

J'ai le plaisir de partager avec vous les premières photos du Cochleanthes Discolor que j'ai gagné à la dernière tombola lors d'une réunion à l'association Orchidée 75. Sa floraison fut une surprise très agréable ! Je n'avais aucune idée de la forme, ni de la couleur de la fleur ! Un enchantement !


Superbe orchidée ! N'est-ce pas ?

mardi 4 août 2009

Biodiversité dans les océans

Pour les biologistes, le monde aquatique est un réservoir inépuisable de surprises. Un pan insoupçonné de la biodiversité vient d'être révélé par des chercheurs de la station de biologie marine de Roscoff et du laboratoire d'océanographie de Villefranche-sur-Mer (CNRS-université Pierre-et-Marie-Curie), associés à l'université Rutgers de New Brunswick (Etats-Unis) et à l'université d'Ottawa (Canada).

Les manuels enseignent que l'arbre de la vie se ramifie en trois branches :
  • Les eucaryotes, aux cellules complexes à noyau, dont font partie les animaux et les végétaux.
  • Les bactéries, à cellule unique sans noyau, présentes dans l'air, le sol et l'eau.
  • Enfin, les archées (ou archébactéries), à cellule unique sans noyau mais à la biochimie distincte de celle des bactéries.
Parmi les eucaryotes, sont mis en avant les animaux et les végétaux. Or ce domaine du vivant comprend aussi, outre les champignons, les protistes : des organismes microscopiques unicellulaires, d'une très grande plasticité anatomique et physiologique.

C'est l'importance, jusqu'alors méconnue, de cette famille, que met en évidence l'étude publiée dans l'édition en ligne du 21 juillet des Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS). Ses auteurs ont effectué des prélèvements d'eau de mer dans des milieux très différents - océan Indien et Atlantique nord - et en ont extrait l'ADN, en utilisant des marqueurs génétiques spécifiques pour une lignée particulière de protistes : les haptophytes, des algues dont la taille varie entre 2 et 8 microns et qui se développent jusqu'à 400 mètres de profondeur. Ils ont calculé que quelques litres d'eau saline contenaient plus de 1 000 espèces génétiques différentes de ces haptophytes.

Présentes dans tous les océans du globe, ces microalgues formeraient ainsi l'une des composantes majeures du plancton marin. Ce qui, souligne Colomban de Vargas, de la station biologique de Roscoff, "remet en question l'un des dogmes de l'océanographie", selon lequel la matière organique marine est faite, pour l'essentiel, de cyanobactéries (les "algues bleues"), très abondantes mais de taille lilliputienne (moins de 1 micron). En réalité, "la biomasse des haptophytes serait jusqu'à deux fois plus importante que celle des cyanobactéries".

La découverte est d'importance. Les océans assurent en effet, grâce au plancton, plus de la moitié de la production totale de matière organique. Outre leur place primordiale dans la chaîne alimentaire, ils constituent donc - plus que les forêts - les véritables poumons de la planète, absorbant une forte proportion du dioxyde de carbone émis par l'homme et libérant une part importante de l'oxygène que nous respirons. Ils jouent aussi un rôle central dans la régulation de la machine climatique. "Comment prédire le cycle du carbone et les climats si on ne connaît pas les acteurs-clés des écosystèmes planctoniques ?, interroge Colomban de Vargas. Cette étude met en évidence l'impact fondamental et encore largement incompris des protistes sur les cycles biogéochimiques et sur les climats."

Le secret de la vitalité des haptophytes réside, peut-être, dans la variété de leur alimentation, combinant le régime autotrophe des plantes (qui produisent leur matière organique) et le régime hétérotrophe des animaux (qui la prélèvent sur d'autres organismes). Ces espèces, mixotrophes, se développent en partie par photosynthèse, mais mangent aussi de petites proies, bactéries ou algues minuscules. Pour les chercheurs, ce régime mixte serait "le moteur de la production primaire des océans". Et de leur étonnante biodiversité.

http://www.lemonde.fr/ 25/06/2009

lundi 3 août 2009

La plus grande fleur du monde !



2m70 de haut pour l'Amorphophallus Titanum : la plus grande fleur du monde. L'unique exemplaire français a éclos dimanche au Conservatoire botanique de Brest. La floraison de cette plante était attendue depuis 6 ans. Cultivée dans une serre dont le taux d'humidité est de plus de 80% et où la température est maintenue à un minimum de 30°C, l'Amorphophallus Titanum peut vivre 40 ans et ne fleurir que 3 fois. L'exemplaire du Conservatoire botanique de Brest "a commencé à s'ouvrir vers 14h30 dimanche" s'émerveille le botaniste Stéphane Buord. Cet événement qui ne dure que trois jours, les spécialistes du conservatoire l'avaient prévu et de nombreux visiteurs sont venus y assister malgré l'odeur pestilentielle que dégage la fleur ! "C'est parce qu'elle veut imiter un cadavre en décomposition pour attirer les insectes pollinisateurs" explique Stéphane Buord.

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dimanche 2 août 2009

Vers une alimentation de meilleure qualité

L'OMS a adopté plus de 30 nouvelles normes internationales, destinées à renforcer la sécurité des aliments dans le monde et à protéger la santé des consommateurs.

Parmi les nouvelles normes adoptées figurent les points suivants :
  • Réduction de l'acrylamide dans les aliments, substance décelée lors des cuissons à haute température
  • Réduction de la contamination par hydrocarbures polyaromatiques (HPA) que l'on rencontre dans les processus de séchage ou de fumure d'aliments
  • Prévention de la contamination par l'ochratoxine A dans le café
  • Surveillance de Listeria monocytogenes dans les aliments prêts à consommer.


http://www.sciences-et-avenir.com/ et http://www.nouvelobs.com/ 8 juillet 2009


samedi 1 août 2009

ADN : Cellules sanguines et cellules des tissus sont différentes

Une étude remet en question un des postulats les plus fondamentaux de la génétique humaine voulant que, lorsqu'il est question d'ADN, chaque cellule du corps soit identique.

Sauf dans les cas de cancer, il est difficile, même impossible, de prélever des tissus malades sur des patients en vie. Par conséquent, la grande majorité des échantillons génétiques utilisés dans les études à grande échelle sont sous forme de cellules sanguines.

Toutefois, s'il s'avérait que les cellules du sang et des tissus ne correspondent pas génétiquement, ces études vastes et ambitieuses de la totalité du génome pourraient avoir été essentiellement faussées dès le début. C’est en tout cas ce qu'affirme un groupe de chercheurs de l’Université de Montréal dans le numéro de juillet du bulletin Human Mutation...

... Si cette découverte se confirme, c’est peut-être toute la recherche en génétique, et principalement les données concernant les facteurs de risques , qui est à revoir.

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