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samedi 7 février 2009
Bali - Des offrandes par millier...
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vendredi 6 février 2009
Bali - Des monstres gentils
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jeudi 5 février 2009
Bali - L'offrande
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mercredi 4 février 2009
Sectes - invitation au voyage,..
Les sectes prolifèrent de nos jours, profitant d’une société qui s’interroge sur son avenir. Ces groupes puissants prennent des masques variés : religion, santé, développement de ses propres potentialités… Ils s’appuient aussi sur les motivations de chacun pour se dévouer à une cause humanitaire, écologique ou autre… Les sectes embrigadent leurs adeptes en modifiant leur vision du monde et en les privant de tout esprit critique grâce à l’utilisation de techniques dérivées des psychothérapies. Chacun de nous est manipulable et il semble que mieux connaître les sectes est une prévention utile. A l’heure actuelle, dans le monde, on dénombre environ 200 sectes dangereuses.
L'étymologie latine du mot "secte" fait apparaître 2 sens complémentaires "secare" qui signifie "couper", et "sequi" qui signifie "suivre". L'Eglise catholique donne la première définition historique en insistant sur le sens de «secare». La secte prend le sens de « sécession d'un groupe par rapport à l'Eglise ». Elle est donc synonyme d'hérésie et de coupure avec la vérité doctrinale. La sociologie religieuse, au début du XXème siècle, avance une autre définition en privilégiant le sens de «sequi». Elle présente la secte comme un groupement contractuel de volontaires partageant une même foi et s'engageant dans ce but à suivre un leader charismatique. Elle établit une rupture avec la société jugée corrompue avec laquelle elle refuse tout compromis. C’est en référence à un contenu doctrinal ou à une structure sociale, qu’historiquement, le mot ‘’secte’’ a été employé par les historiens, les théologiens, les sociologues. Ces définitions mettent donc l'accent sur une réaction contre un ordre pour suivre une voie marginale, mais elles ne comportent aucune connotation péjorative.
Une secte, dans son acceptation contemporaine, est une structure qui sous couvert d'une proposition attractive de croissance personnelle, d'évolution spirituelle, ou de transformation de la société, porte atteinte aux droits de l’homme et à l’équilibre social, en faisant usage de manipulations mentales qui asservissent progressivement l'individu, afin de le soumettre au modèle défini par le ou les dirigeants.
Pour qualifier un groupe de "secte", on retiendra un seul critère : celui de la nocivité ou de l’extrême dangerosité par la conjonction de trois caractéristiques : la manipulation mentale, une triple destruction, et une triple escroquerie.
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mardi 3 février 2009
Sectes - Manipulation mentale
L'objectif de la manipulation mentale est l’endoctrinement qui se fait par le contrôle de la pensée et la mise sous dépendance en utilisant des pressions. Cette manipulation utilise trois registres de techniques :
la technique cognitive : à partir d’un message séducteur mais réducteur, l’adepte est soumis à un véritable bourrage de crâne, (multiples réunions, cours, stages, séminaires, études, lectures, auditions de cassettes, prières) qui vont lui faire perdre progressivement son esprit critique en ce qui concerne les théories, méthodes et pratiques de la secte.
La technique comportementale, bien connue des psychologues ou psychiatres, qui consiste à faire poser des actes anodins au départ, mais de plus en plus accaparants, qui provoquent une soumission et une dépendance, entraînant une perte du libre arbitre.
Enfin, la technique affective où les adeptes passent par trois phases que développerai plus loin :
- la séduction par le message, le leader, le groupe
- la destruction psychologique
- et la reconstruction selon les normes du groupe
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lundi 2 février 2009
Sectes - destruction de la personne, la famille et la société.
La deuxième caractéristique qui détermine la nocivité de la secte, est la triple destruction de la personne, la famille et la société.
Premièrement - Une destruction de la personne, sur plusieurs plans :
- Sur le plan physique : par une alimentation carencée, le manque de sommeil, le travail intensif, les traitements médicaux dangereux…,
- Sur le plan psychique : par une altération de la personnalité, du comportement et de l’esprit critique,
- Sur le plan intellectuel : par un rétrécissement des champs de connaissances extérieures à la secte,
- Sur le plan relationnel : par une régression des capacités de communication et une coupure avec les proches,
- Et enfin sur le plan social : par une rupture avec la société,
Deuxièmement : Une destruction de la famille en utilisant :
- Des attaques, injures, calomnies.
- Un éloignement imposé ou suggéré,
- Une rupture de la relation parents-enfants.
- Des séparations ou divorces induits.
- Un embrigadement des enfants et des obstacles à leur socialisation.
Troisièmement : Une destruction de la société :
par une stratégie d'ingérence, d'infiltration :
- Soit en demandant à des adeptes d’infiltrer tous les réseaux de la vie économique, politique…
- Soit en pratiquant diverses illégalités pour l'expansion du groupe.
- Soit en empêchant les adeptes d'exercer leur citoyenneté, en participant à la vie sociale, culturelle et civique de leur pays.
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dimanche 1 février 2009
Sectes - La tripple escroquerie...
- l’escroquerie intellectuelle où l’adepte est littéralement trompé sur la qualité de la « marchandise » qu’il venait chercher. Le message séducteur de la secte se révèle réducteur et destructeur.
- l’escroquerie morale : si elle n’est pas générale dans toutes les sectes, de nombreux adeptes ont été ou sont victimes d’abus en tous genres.
- l’escroquerie financière : par leurs manoeuvres frauduleuses, les sectes parviennent à constituer de véritables empires financiers.
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samedi 31 janvier 2009
Sectes - Pourquoi entre-t-on dans une Secte ?
Attiré par un groupe parce qu’il répond à certains espoirs, un futur adepte n’entre pas par hasard dans une secte. Ni plus faible, ni plus immature, ni plus déséquilibré que les autres, un futur adepte est un individu ayant des désirs et des fantasmes conscients et inconscients et des aspirations à satisfaire. Il peut être préoccupé et en situation de difficulté psychique. Il est alors à la recherche d’un mieux-être spirituel, physique et/ou psychologique. Dans une certaine disposition psychologique, il attendrait une solution pour combler un vide, une coupure, pour résoudre une mésadaptation, pour contenir des angoisses intenses existentielles. En quête et en attente, le sujet voudrait trouver quelque chose sur lequel il pourrait prendre appui. Et c’est ainsi que le futur adepte va rencontrer un groupe offrant un certain support à ses désirs les plus profonds et une réponse à ses interrogations. Il s’agit d’une rencontre entre un sujet et un groupe sectaire puisque le futur adepte semble être satisfait par ce que lui propose le groupe : les désirs et les fantasmes du sujet entrent en résonance avec ceux de la secte.
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vendredi 30 janvier 2009
Sectes - Que propose les sectes ?
Une fois « recruté », l’adepte traverse 3 phases : l’initiation, le noviciat et le prosélytisme.
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jeudi 29 janvier 2009
Sectes - Initiation, Noviciat...
Pendant la période de noviciat, l’adepte est considéré comme un novice. On lui fait miroiter la perspective de secrets, de bien-être croissant ou de santé. Pour accéder à ces secrets, l’adepte doit faire ses preuves : coopérer financièrement, travailler de longues heures, répéter des exercices, rituels ou prières, avec la crainte entretenue d’être rejeté. On soumet l’adepte à des critiques et autocritiques. Toute sa vie privée est analysée et réutilisée contre lui. Si l’adepte ne progresse pas assez vite c’est la faute de son entourage. Pour progresser il devra rompre avec eux ou les convaincre de rejoindre la secte. L'adepte rentre alors dans un processus de transformation de sa personnalité. L’objectif est de modifier sa façon de voir le monde. Les informations reçues sont sélectionnées pour ne transmettre à l’adepte que ce qui est conforme à la doctrine. Le filtre rejette le reste : les critiques, éléments de morale universelle... L’embrigadement progressif est insidieux. L’adepte croit qu’il va acquérir de nouvelles aptitudes et connaissances et il ignore qu’il est déformé petit à petit, amputé de toute diversité dans sa vision du monde.
Pendant ce processus, il s’agit de déstabiliser le sujet grâce à plusieurs phénomènes divers tels que les effets de groupe, la mobilisation des émotions, l’isolement et les ruptures, l’encouragement à évoquer le passé, les aveux de difficultés, les séances de confessions et d’auto-critiques, la culpabilisation, la modification des niveaux de vigilance, l’obéissance aux consignes… La seconde phase serait de reconstruire une identité en proposant une rupture définitive avec les doutes et les sentiments d’impuissance, la possibilité de changer le monde en se changeant soi-même. Enfin, dernière phase, renforcer la dépendance physique et psychologique : le groupe apparaît comme un univers de remplacement où l’on trouve identité, relations, activités, idéal, affectivité, explications, certitudes, autorité, projets. Ainsi, ayant un nouveau cadre de vie, l’adepte va progressivement s’isoler des réalités du monde extérieur et considérer le monde profane comme suspect voire dangereux.
Les conditions de vie empêchent le futur adepte de prendre le recul nécessaire qui lui permettrait de réfléchir à son vécu et à son engagement. On réduit l'intimité jusqu'à la rendre dérisoire : impossibilité d'être seul un instant, obligation de rendre compte de ses pensées secrètes, de ses émotions, confession obligatoire et dirigée... On modifie le vocabulaire : le futur adepte doit s'approprier un langage propre au groupe, construit par la secte, et n'ayant de sens qu'à l'intérieur de celle-ci. Ce néolangage le prive de communication avec le monde, et en fait, appauvrit sa pensée. On favorise un état de fatigue avec de longues journées de travail, conférences, démarchage à domicile ou sur la voie publique, longs temps de méditation, de prière, de formation à la doctrine du groupe. On modifie les habitudes alimentaires qui affaiblissent l'individu...
Pour renforcer l'adhésion au groupe, la secte n'hésite pas à favoriser les ruptures avec la famille, les amis, la société. Toutes les informations qui proviennent de l'extérieur sont déclarées suspectes ou manipulées. Toutes les personnes qui critiquent la secte sont décrites comme négatives, dangereuses, ignorantes, ou opposées aux progrès de l'humanité. Elles sont présentées comme source d'intolérance. Il est fortement conseillé de ne plus les fréquenter, parfois de les calomnier et éventuellement d'aller jusqu'à les poursuivre en justice. La famille et le milieu d'origine sont parfois déclarés responsables de toutes les difficultés que connaît ou qu'a connu l'adepte. La société est souvent représentée comme un lieu de perdition, la médecine est suspecte ou inutile, la psychiatrie dangereuse, les religions totalement dépassées, la politique désuète. Seul le groupe conduit par Son Maître, qui s'auto-proclame sauveur de l'humanité, peut guider les hommes sur le chemin du bonheur et de la vérité. Les adeptes ont alors la certitude d'avoir une mission rédemptrice à accomplir mais, leur dit-on, « la Société a des résistances, des habitudes, des intérêts. On ne vous croira pas, on vous persécutera. C'est ici la preuve que vous êtes dans la vérité." Plus on s'oppose à un adepte de front et plus on renforce son adhésion au groupe.
Le bonheur, la liberté, l'épanouissement ou la connaissance sont promis à chacune des étapes, si bien que l'adepte accepte de souffrir encore plus que ce qu'il pouvait souffrir à l'extérieur, au moment de son engagement, parce qu'à chaque fois, il pense qu'il serait dommage et stupide de s'arrêter si près du but, que toute sa souffrance, et que ses nombreux dons d'argent, n'auraient servi à rien. Le retour est difficile voire impossible car on a peur. La discipline est rigoureuse, les punitions sont sévères, la délation est permanente, on craint le monde extérieur, on a des dettes, on redoute les représailles. On s'est marié à l'intérieur du groupe, on a des enfants... Impossible de partir seul, il faut être deux à le vouloir en même temps. Les liens familiaux ont été coupés ou sont conflictuels. Les anciens amis n'existent plus. L'absence de revenus, de couverture sociale, ou de réelle expérience professionnelle, rendent le départ délicat. Les déplacements géographiques fréquents ne permettent pas de tisser des liens avec les personnes extérieures au groupe et qui pourraient aider au retour. Alors on reste, on se laisse faire.
Tout concorde à créer progressivement un état de dépendance à l'insu de l'adepte. Celui-ci est alors aux ordres de son maître et peut se transformer en un redoutable fanatique. L’adepte entièrement reconstruit sera devenu un outil efficace et intelligent dans le seul domaine du service rendu à l’intérieur comme à l’extérieur du groupe. L’embrigadement, c’est la construction progressive d’un véritable univers clos, étanche et orienté, où l’adepte accepte tout, parce qu’il n’a plus d’autres perspectives. Pour reconstruire, on s’appuie sur le consentement de la personne. Les nouveaux adeptes acceptent tout puisque c’est la condition de leur progression. Ils conservent une impression de liberté puisqu’ils demandent eux-mêmes à s’enfoncer plus loin dans le labyrinthe. Au terme de l’embrigadement, tout doute est perçu comme une trahison envers le groupe et le monde extérieur est devenu hostile. L’adepte est alors tellement investi qu’il serait déchirant pour lui de revenir en arrière. Il perd tous ses repères et devient dépendant. C’est tout son univers qui s’effondre.
Quand l’adepte a franchi toutes ces étapes, il lui reste une dernière épreuve : convaincre d’autres futurs adeptes. Pour cela on lui enseigne le langage de la séduction, les techniques du « love-bombing » qui consiste à repérer une personne en quête d’idéal, de santé ou en refus du monde extérieur. L’adepte devra affirmer partager les mêmes sentiments, l’entourer d’affection et le ramener dans le groupe.
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